À ce jour, il n’existe pas de foyer de contamination en extérieur. Il est d’ailleurs complètement stupide d’imaginer une seconde qu’un virus pourrait survivre pendant cette période de canicule, penser que le virus pourrait résister aux rayons d’un soleil estival relève de la démence. Pourtant, alors que l’épidémie est en train de disparaître, les autorités politiques continuent de manière totalement anachronique, de démontrer leur incompétence et leur stupidité en imposant les masques dans la rue sous peine d’amendes lourdes de 135 € voire d’emprisonnement si 3 récidives surviennent en moins de 30 jours.


DÉCRYPTAGE – La question est maintenant de savoir s’il faut aller plus loin en l’imposant à l’extérieur avec le risque de provoquer le rejet de la population.

Porter un masque en extérieur est-il vraiment utile ? Le consensus scientifique qui émerge peu à peu penche plutôt pour le « non », dans la majeure partie des cas. Pour une raison très simple: le vent, même léger, disperse très rapidement gouttelettes et aérosols qui transportent le virus. Aucun cluster en milieu ouvert n’a d’ailleurs été mis en évidence à ce jour. Mais l’absence de preuve ne constitue jamais une preuve de l’absence, pourra-t-on, à raison, rétorquer.

Une récente étude japonaise portant sur une centaine de cas positifs estime que le risque de contracter le virus est 18,7 fois plus faible à l’extérieur qu’à l’intérieur. Si la précision de ce chiffre laisse songeur, ce travail dit deux choses : que ce risque est (très) faible, mais aussi qu’il n’est pas complètement nul. Personne ne peut en effet écarter l’hypothèse qu’il soit possible d’être contaminé à la terrasse d’un café, dans la queue d’un musée, sur un marché bondé ou un centre-ville très animé. À condition évidemment que […]


Photo d’illustration : une récente étude japonaise estime que le risque de contracter le virus est 18,7 fois plus faible à l’extérieur qu’à l’intérieur. GAIZKA IROZ/AFP

Le Figaro

5 août 2020