C’est l’excuse la plus stupide jamais entendue, mise en avant pour ne pas soutenir un mouvement populaire spontané exprimant son exaspération devant la surtaxation des carburants. C’est d’ailleurs l’illustration parfaite de la stupidité et de l’inutilité de l’existence des partis politiques ou des syndicats comme l’avait parfaitement explicité naguère la philosophe Simone Weil dans son génial ouvrage, Notes sur la suppression générale des partis politiques ! Ce que l’on croit être une avancée civilisationnelle, une victoire démocratique par le pluralisme des partis avec des syndicats puissants, capables de défendre les intérêts des ouvriers et des classes laborieuses, n’est en réalité qu’une tromperie extraordinaire, enveloppée d’un mystère seul capable d’expliquer qu’elle puisse fonctionner depuis des décennies. En réalité, cette multiplication des partis est préjudiciable aux intérêts du peuple car elle ne fait que le diviser contre lui-même et donc l’affaiblir face à l’ennemi redoutable qu’est la ploutocratie.

Beaucoup de gens se posent la question sur l’utilité et l’honnêteté du mouvement des gilets jaunes. Une chose est certaine, ce mouvement aura permis de découvrir le vrai visage de la trahison des syndicats et il faut bien comprendre que le gouvernement est terrorisé par une flambée de la révolte qui peut se transformer en jacqueries comme l’histoire l’a démontré à de nombreuses reprises ! Le mouvement peut très bien commencer avec une revendication très simple comme le prix des carburants et finir par prendre des proportions beaucoup plus grandes et graves, représentant une menace sérieuse  pour la stabilité du système actuel.


Le secrétaire général de la CFDT assure comprendre la colère de ceux qui subissent le contrecoup de la hausse des prix du carburant, mais n’appelle pas à rejoindre les actions prévues le 17 novembre. 

La CFDT n’appelle pas à rejoindre le mouvement national prévu le 17 novembre contre la hausse du prix des carburants, a déclaré sur franceinfo lundi 12 novembre Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT.

« La CFDT comprend l’exaspération d’un certain nombre de salariés qui, pour se rendre au travail, ont un coût supplémentaire, a-t-il précisé. Mais elle ne soutient pas ces blocages dont tout le monde a compris qu’ils sont récupérés politiquement par l’extrême droite, et peut-être un peu plus. »  Laurent Berger a ajouté que si des militants CFDT vont à la manifestation avec des drapeaux, « il n’y aura pas de sanction », mais il ne le « souhaite pas ». « Après, a-t-il dit, les individus et les militants sont libres. »

Un « pacte social de la conversion écologique » réclamé

Selon Laurent Berger, le gouvernement doit davantage préciser ses intentions en matière d’écologie. « Il ne peut pas y avoir de transition écologique qui soit acceptée si on ne dit pas lorsqu’on taxe le carburant à quoi cette taxe sert. Aujourd’hui, on le sait, elle ne sert pas à la conversion écologique majoritairement, elle sert à renflouer les caisses de l’État », a affirmé le patron de la CFDT. Laurent Berger a estimé nécessaire « un accompagnement social de cette conversion écologique »

 


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