– Les pseudo-catholiques traditionalistes qui dénoncent la gnose n’ont pas honte d’afficher les ténèbres de leur ignorance et de leur agnosticisme (suivant l’étymologie stricte de ces mots) ; s’ils avaient lu le Nouveau-Testament en grec, et non pas celui écrit en langue vernaculaire, ils auraient constaté que le terme gnosis (traduit en français par « sagesse » mais qui signifie simplement « savoir » ; en revanche, l’epignosis est la « connaissance transcendante » ou « science parfaite » ; voir Épître aux Colossiens III, 10) y est présent 29 fois… il est sûrement plus facile de croire à la légende occultiste de l’anneau magique de Jeanne d’Arc (l’androgyne qui passe par le feu) inventée de toutes pièces par les sociétés secrètes de Charbonniers (les « Bons Cousins ») du parti français que de s’intéresser aux Saintes Écritures dont pourtant on se réclame.

En fait, ils confondent diaboliquement la « gnose » chrétienne et le « gnosticisme » hérétique des premiers siècles ; ainsi, tous les Pères de l’Église ont condamné le gnosticisme tout en professant eux-mêmes de pures doctrines gnostiques, mais pour comprendre cela il faut avoir lu les Pères de l’Église…

– Définition de la gnose véritable : tenter par soi-même d’appréhender Dieu, en usant tant de l’Amour que de l’Intellect, et surtout, en devenant petit à petit un pur néant pour s’amalgamer à son non-Être ; « vacare Deo » enseignent les théologiens : « se rendre vide pour accueillir Dieu en soi ».

– Hormis la saleté et le bruit, toute ville se présente comme une fidèle anticipation du cimetière, avec ses rues rectilignes, sa concentration de cubes de pierre et sa promiscuité grégaire.

– Il n’y aura pas de guerre civile en France — peut-être un bain de sang général — car il n’y a plus rien qui mérite d’y être défendu ; les gens, quel que fût leur camp ou leur parti, seront seulement prêts à sacrifier leur vie pour continuer à se vautrer grossièrement dans le spectacle, la grosse bouffe, le porno, la drogue et les allocs à gogo.

– L’être dépourvu de qualité qui a peur de se retrouver seul face à lui-même ne peut s’octroyer une réalité existentielle éphémère que fondu et confondu au sein d’une foule. Les tribunes des stades, les concerts, les supermarchés ou les quais de métro ressemblent à ces organismes unicellulaires de type microbien : se frotter les uns sur les autres, sentir la sueur de son voisin, se dissoudre dans une promiscuité pansexualiste, pour au final former une tumeur collective sans but, grouillante et beuglante.


Notre époque ressemble à s’y méprendre à une vaste pièce de spectacle de mauvais goût : ne parle-t-on pas dans le jargon médiateux des acteurs sociaux, du grand public, du jeu politique, des coulisses du pouvoir, de scène internationale, de théâtre des opérations, de décors urbains, de rôles stratégiques ou encore de scénarios économiques ?…


– L’histoire des sociétés humaines nous montre partout et toujours 95% de parasites survivant sur le dos de 5% de créateurs. Tout le monde sait très bien qu’il est plus facile de détruire que de construire.

– La pollution visuelle est la pire de toute car elle imprègne en profondeur notre conscience et nous suit jusque dans la tombe.

– Définition de la civilisation : un groupe humain qui réussit à canaliser l’énergie sexuelle et la violence de ses membres grâce à l’apport d’un projet collectif supra-humain, seul apte à transcender toutes les individualités en concurrence.

– Le plus grand ennemi du genre humain est le confort.

– Dans une société traditionnelle, l’homme est sujet de son mythe et regarde le monde avec objectivité ; dans une société moderne, l’homme est objet des forces historiques et regarde le monde avec subjectivité.

– Dans la vaste décharge à ciel ouvert qui nous servira de pourrissoir mondial futur, tout sera permis exceptés la discipline, le sérieux et la volonté de progresser : amusement obligatoire pour tout le monde !


 bosch-une


– Avant d’avoir des contacts avec des personnes de pays étrangers, nous n’avions pas pris conscience que la France était actuellement la risée de la planète…

– Le créateur de ce monde ne tient aucun compte du bonheur ou du malheur de ses créatures : tout être humain reçoit un jour ou l’autre la récompense de ses actes et de ses pensées, il est mangé avec la sauce qu’il s’est lui-même préparée. Quoi de plus juste ?

– Notre époque ressemble à s’y méprendre à une vaste pièce de spectacle de mauvais goût : ne parle-t-on pas dans le jargon médiateux des acteurs sociaux, du grand public, du jeu politique, des coulisses du pouvoir, de scène internationale, de théâtre des opérations, de décors urbains, de rôles stratégiques ou encore de scénarios économiques ? Sachant bien sûr qu’ici les loges sont maçonniques, les souffleurs sont les journalopes, les metteurs en scène sont les politicards, les producteurs/scénaristes sont les banksters et que le propriétaire de la salle est Satan.

– L’homme qui prie le saint-je n’est qu’un vulgaire singe qui se fabrique un malsain jeu…