Image d’illustration d’une manipulation de laboratoire. (ANDREW BROOKES / CULTURA CREATIVE / AFP)

Ce n’est pas la première fois que des chercheurs se font choper pour de fausses études publiées dans des journaux scientifiques prestigieux. Il y a même un chercheur australien qui a édité toute une revue scientifique qui était totalement fausse du début à la fin. Il est quand même rigolo de constater que ces journaux scientifiques s’offusquent de cette manipulation alors que Big Pharma ne fait que ça depuis des décennies, falsifiant ses études et vendant des poisons aux effets secondaires souvent graves. Tout ceci bien sûr bien cachés derrière le fameux secret des affaires qui les protège !


Une prestigieuse revue médicale a dû retirer un article en raison de falsification ou d’invention de données.

Depuis plusieurs années, les travaux du professeur Piero Anversa étaient accueillis avec perplexité dans la communauté scientifique.

La plus prestigieuse revue médicale des États-Unis, le New England Journal of Medicine (NEJM), a retiré (en anglais) un article de recherche sur les cellules souches à cause de manipulations d’images, mercredi 17 octobre. L’affaire est sérieuse, puisqu’une trentaine d’articles de son auteur principal seraient frauduleux.

Dans une déclaration extraordinaire, l’École de médecine d’Harvard et l’hôpital affilié Brigham and Women à Boston ont accusé cette semaine le docteur Piero Anversa, ancien directeur de laboratoire dans ces institutions, d’avoir « falsifié et / ou inventé des données » dans 31 articles de recherche publiés. Les institutions ont dit aux sites spécialisés STAT et Retraction Watch qu’elles avaient demandé aux revues ayant publié les articles de les retirer.

Une rétractation, dans l’univers de la recherche, est le pire désaveu pouvant arriver à un chercheur. Elle sanctionne des problèmes majeurs, qu’ils soient intentionnels ou non. En l’occurrence, l’article rétracté par le NEJM avait fait grand bruit en 2011. Le docteur Anversa y décrivait la découverte de cellules souches cruciales pour la régénérescence des poumons, ce qui ouvrait la voie, selon lui, à des traitements nouveaux pour ceux qui souffrent de maladies chroniques du poumon.

D’autres chercheurs n’ont pas réussi à reproduire ses résultats

Le chercheur avait aussi multiplié ce qu’il présentait comme des « découvertes » sur les cellules souches dans le cœur. Selon ses résultats, les cellules des muscles cardiaques (myocytes) « étaient capables de régénération », résume Sciences et Avenir, une thèse à l’encontre du consensus scientifique.

Sa notoriété croissante lui a permis de recevoir des dizaines de millions de dollars de subventions publiques. Au fil des ans, le doute est toutefois apparu sur la réalité de ces travaux, car d’autres chercheurs n’ont pas réussi à reproduire ses résultats. Des articles ont été corrigés, et une rétractation avait déjà eu lieu en 2014, dans la revue de l’American Heart Association, Circulation. Désormais, une trentaine d’autres pourraient s’y ajouter.

« Un principe fondamental de la science est que tous les articles publiés doivent se fonder sur des pratiques de recherche rigoureuses, ont écrit dans un communiqué commun Harvard et Brigham and Women. Quand ces pratiques dévient des standards, les conséquences sont graves pour toute la science. La communauté scientifique est interdépendante et dépend de la rigueur et de la bonne foi des chercheurs.»


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