Vous observez là encore que la situation catastrophique à l’école est due uniquement aux choix du ministère et des académies qui imposent de ne pas passer par les conseils de discipline, même lorsqu’il est question de violence grave commise par des élèves. Du coup, à cause de cette attitude suicidaire, les collèges et lycées sont contraints de garder des éléments perturbateurs qui vont pourrir la vie de tout le monde . Rappelons que le ministère de l’enseignement national est détenu par la franc-maçonnerie depuis deux siècles, c’est un secret de polichinelle. Ce choix incompréhensible à première vue n’est rien d’autre qu’une entreprise de sabotage, d’autodestruction de l’école par son autorité de tutelle. Si on ajoute à cela la mise en place de techniques d’enseignement complètement stupides comme la méthode globale ou l’autodictée ainsi que la sexualisation de l’enseignement et bien d’autres sottises modernes, on comprend mieux pourquoi la situation est aussi lamentable.


Philippe Vincent, secrétaire général du syndicat des proviseurs de l’Éducation nationale, a assuré sur franceinfo que les « orientations ministériels et académiques » de ces dernières années incitaient à peu recourir à des mesures disciplinaires. 

Alors que des professeurs témoignent sur les réseaux sociaux depuis quelques jours de leurs difficultés face aux violences scolaires avec le hashtag #pasdevague, Philippe Vincent, secrétaire général du syndicat des proviseurs de l’Éducation nationale (SNPDEN) assure mercredi 24 octobre sur franceinfo que si les chefs d’établissements scolaires avaient peu recours à des mesures disciplinaires, c’est que pendant « une vingtaine d’années » ils « suivaient des orientations ministérielles et académiques ».

« Ce n’est pas une consigne, plutôt une doctrine »

« La ligne hiérarchique était plutôt effectivement d’éviter de recourir au maximum au disciplinaire, d’éviter les conseils de discipline », rajoute-t-il. « On a même tous entendu des autorités hiérarchiques nous demandant de ne pas les conclure systématiquement par des exclusions définitives » précise Philippe Vincent. Selon lui, « ce n’était pas une consigne en tant que telle mais c’était plutôt une doctrine d’ensemble qui était ‘évitez de recourir au disciplinaire quand vous le pouvez et passez par la voie du dialogue et de la compréhension, de la médiation pour tenter de résoudre les situations’. »

Après la diffusion d’une vidéo montrant un élève de Créteil (Val-de-Marne) en train de menacer une enseignante avec une arme factice, le ministre de l’Éducation a réagi en réfutant tout laxisme et a demandé qu’on puisse recourir au conseil de discipline dès que cela est nécessaire.

Le secrétaire général du syndicat des proviseurs de l’Éducation nationale estime qu’avec le précèdent gouvernement il y avait déjà eu un changement d’orientation. « Avec Najat Vallaud-Belkacem, [ministre de l’Éducation d’août 2014 à mai 2017] on a pris conscience que dans certaines situations, il fallait prendre des mesures nettement plus énergiques. Jean Michel Blanquer accentue le virage », assure-t-il.


avatarThomas Pontillon – franceinfo

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