AG de l’ONU : déguster du champagne/caviar tout en discutaillant famine et crise des réfugiés…

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Faut-il brûler l’ONU ? Telle est la question posée par l’excellent journaliste Jean-Loup Izambert dans son livre anti-onusien. Il faut dire que l’actualité lui donne raison et que ce feu ne peut être que salvateur….

Si les chefs d’État présents à l’Assemblée générale des Nations pour les réfugiés et les migrants se sont entendus sur un point, c’est qu’il est plus facile de discuter des malheurs de ceux qui fuient la guerre autour d’une assiette de caviar d’esturgeon, de terrines de chocolat, de mousses de noix et de petites boules de pulpe de mangue…

Sont-ils venus à New York pour se remplir la panse de délicatesses ou pour résoudre les problèmes de la planète ? À en juger d’après le menu du déjeuner proposé aux chefs d’État, chefs de gouvernement et ministres des Affaires étrangères à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, l’événement ressemblait davantage à une présentation du guide Michelin.

Allusion discrète? Erdogan veut plus de membres permanents à l’ONU.
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, en organisateur de la soirée, s’est fait tout un tas de soucis pour impressionner un public aussi gourmet que gourmand. Tout d’abord, on a eu droit à un veau sauce champignons, accompagné d’une purée de chou-fleur au gruyère ainsi que d’une salade de betterave et son confit d’échalote. On pourrait supposer qu’en savourant le plat principal, M. Ki-moon était en train de composer le discours qu’il allait prononcer quelques heures plus tard : « Des fossés de méfiance séparent de nombreux citoyens de leurs dirigeants, des extrémistes poussent les opinions dans deux camps opposés, la Terre nous menace avec la montée des océans, les records de chaleur et les tempêtes, et le danger caractérise la vie de nombreux habitants », a-t-il martelé depuis les tribunes. Après tout, Ban Ki-moon a tout à fait raison : les réfugiés affamés, qui dorment à même le sol, n’ont pas grand-chose en commun avec lui. Bien vu !
Les USA sont si pauvres qu’ils appellent les pays riches à aider les réfugiés ! En hors d’œuvre, les invités se sont vu servir du caviar d’esturgeon, de la betterave au fenouil ainsi qu’une salade Lollo rosso accompagnée de sa sauce au basilic et citron vert. En guise de dessert, une terrine au chocolat avec une mousse de noix et de la confiture de framboise, ainsi que des boules de pulpe de mangue.
De plus, Ban Ki-moon a servi aux invités un chardonnay californien, un vin rouge italien Rioja et un vin blanc mousseux italien. Impossible de trouver meilleur accompagnement pour tirer les conclusions de son travail au poste de secrétaire général de l’Onu.
Pourquoi en effet ne pas lever son verre pour une bonne cause ? « Et pourtant, après dix ans dans mes fonctions, je suis plus convaincu que jamais que nous avons le pouvoir de mettre fin aux guerres, à la pauvreté et aux persécutions. Nous avons les moyens d’éviter les conflits. Nous avons le potentiel de combler le fossé entre riches et pauvres et d’assurer que les droits de l’homme soient une réalité dans la vie des gens », a-t-il affirmé. En parlant avec Barack Obama des projets futurs et en évoquant également une partie de golf avec lui, Ban Ki-moon pensait toujours malgré tout aux nécessiteux et, forcément, à sa prochaine allocution : « Mon message à tous est : servez votre peuple, ne subvertissez pas la démocratie, ne pillez pas les ressources de votre pays, n’emprisonnez pas et ne torturez pas vos détracteurs », a-t-il conclu à l’ouverture du débat général de l’Assemblée générale, le 20 septembre. Aucune frappe russe ou syrienne contre un convoi humanitaire de l’Onu près d’Alep L’Onu suspend ses convois humanitaires en Syrie Quand l’ONU voit des signes dans les naissances…  Grands titres armée syrienne Le Pentagone le reconnaît : Assad est plus fort qu’il y a un an. Malgré les efforts incessants déployés par les États-Unis et leurs alliés en vue de renverser le chef d’État syrien, les années de combat contre Daech en Syrie n’ont fait que rendre Bachar el-Assad plus fort.

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