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Encore faudrait-il, avant toute chose, que cet échange de courriels fût réel et authentique, et non une création grossière des services de propagande. Ces attaques du SDF et du Bataclan sont loin, très loin d’être tout à fait claires, bien au contraire. Même si on veut bien croire les propos de cette Kahina, veuve de Samy Amimour, on ne peut que lui faire remarquer que ce qu’elle reproche à Bachar dans un courriel (« Les dégâts, comme d’habitude, femmes et enfants. Que des civils quoi »), elle le fait subir, à son tour, aux civils français, dans un autre !!! Rien de logique, rien de sérieux, certainement pas, de la part d’une gamine d’à peine 20 ans qui parle de sujets qui la dépassent. La loi de la guerre est stricte, c’est Dieu Lui-même qui la prescrit à l’homme. Ainsi, sans risque de se tromper, ni de prédire inutilement l’avenir : tuer un civil = ENFER.
Il va de soi que les propos retranscrits ce jour dans les journaux hexagonaux sont stupides, dénotent une grande ignorance de l’islam et ses règles et, on le rappelle, ne doivent pas être attribués trop vite à l’épouse d’Amimour, même si cela reste possible dans l’absolu.


« J’étais au courant depuis le début, et j’ai encouragé mon mari à partir pour terroriser le peuple français qui a tant de sang sur les mains. […] Rien ne sera plus comme avant. […] J’envie tellement mon mari, j’aurais tellement aimé être avec lui pour sauter aussi. »


« Je suis tellement fière de mon mari et de vanter son mérite, ah là là, je suis si heureuse… » Ces mots seraient banals s’ils n’étaient pas lancés par la femme d’un kamikaze. Kahina, une lycéenne francilienne de 18 ans partie en Syrie à l’automne 2014, est l’épouse religieuse de Samy Amimour, l’un des terroristes du Bataclan, rencontré alors qu’il était encore en France. Dans une série de courriels glaçants adressés à l’une de ses anciennes connaissances et que les enquêteurs ont découverts dans le cadre des investigations sur les attentats du 13 novembre, elle dit s’émerveiller de son quotidien au sein de Daech, s’enorgueillit du « sacrifice » de son mari, avant de mettre en garde contre de nouvelles attaques sur le sol français.

Kahina aurait fait la connaissance de Samy Amimour en Seine-Saint-Denis dans un bus conduit par le chauffeur de la RATP. La date n’est pas connue, mais cette rencontre coïnciderait avec le début de sa radicalisation, courant 2013. Bonne élève, elle serait restée en contact sur Internet avec le machiniste parti en Syrie en septembre 2013, avant d’abandonner sa scolarité en pleine année de terminale pour le rejoindre et devenir sa femme.

« Bientôt, inch Allah, la France va savoir c’est quoi la guerre chez elle »

Le couple s’installe d’abord à Raqqa, puis déménage à Mossoul l’été dernier, une grande ville d’Irak sous contrôle de l’organisation Etat islamique. C’est à cette période qu’elle reprend contact avec une ancienne connaissance, pour « donner des news ». Son ton n’est d’abord pas menaçant mais trahit son degré d’endoctrinement, le message contenant tous les codes de la propagande de l’EI. « Avant de partir, quand j’étais en Syrie, la coalition et Bashar avaient tapé pas très loin de chez moi… Les dégâts, comme d’habitude, femmes et enfants. Que des civils quoi. […] Au fond, c’est une guerre contre l’islam pure et dure, pas contre le terrorisme. »

La suite de son récit déroule son quotidien supposé en terre de « Sham », là encore, dans la droite ligne de la propagande diffusée par le groupe jihadiste. « J’ai un appart tout meublé avec cuisine équipée, deux salles de bains toilettes, et trois chambres, et je paye pas de loyer, ni l’électricité et l’eau. La belle vie quoi !!! […] Et toutes les villes que j’ai faites, en Syrie et maintenant en Irak, je n’ai pas vu un seul mendiant ! […] Tu sais pourquoi ? Parce que les biens sont tellement bien distribués équitablement que tout le monde vit bien. »

Comme pour nuancer le paradis qu’elle vient de décrire, elle raconte ensuite les bombardements et met en garde contre une riposte sanglante à venir. « Une fois, quand j’étais en Syrie, j’étais au souk tranquille et d’un coup on entend un bruit énorme une explosion énorme ! […] Pour le moment ils envoient leurs avions, et vous en France et ailleurs vivez bien, et les gens ici meurent, c’est injuste. Bientôt, inch Allah, la France et toute la coalition vont savoir c’est quoi la guerre chez elle. […] Vous nous tuez, on vous tue, l’équation est simple. »

« Tu nous tues, je te tue »

La femme du jihadiste ne donne plus de nouvelles pendant quelques semaines. Jusqu’au 16 novembre, trois jours après l’attentat du Bataclan commis par son époux, et dont elle se réjouit. « T’es choqué des attentats ? LOL. Un des kamikazes du Bataclan était mon mari Samy Amimour, il s’est fait exploser hamdulillah… Tu veux toujours continuer à te pavaner sur Panam ? » Dans son dernier courriel, deux jours plus tard, elle développe cette fois l’admiration qu’elle ressent pour Samy. « J’étais au courant depuis le début, et j’ai encouragé mon mari à partir pour terroriser le peuple français qui a tant de sang sur les mains. […] Rien ne sera plus comme avant. […] J’envie tellement mon mari, j’aurais tellement aimé être avec lui pour sauter aussi. »

En guise de conclusion, Kahina qui, depuis les attentats, a donné naissance à un enfant, se lance dans une glorification morbide de la violence, se montrant plus que jamais menaçante. « La vie, c’est pas paix, paix, paix, amour, bisou. Tu nous tues, je te tue, tu nous combats, je te combats. […] Tant que vous continuerez à offenser l’islam et les musulmans vous serez des cibles potentielles, et pas seulement les flics et les juifs mais tout le monde. »