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Voila comment les cadres du criminel Servier sont recyclés et remerciés par l’État. On apprend que la chancellerie de l’ordre va vérifier les infos mais après plainte de l’avocat des victimes ; en d’autres termes si cette plainte n’avait pas été déposée, tout irait pour le mieux pour ce monsieur. Rappelons que le délinquant sexuel Pierre Bellanger, patron de Skyrock, a toujours sa légion du déshonneur malgré les multiples plaintes à la chancellerie…


L’ancien ministre Henri Nallet, qui a travaillé pour Servier, a été promu commandeur. La décision est suspendue par l’ordre de la Légion d’honneur.

Le 14 juillet Henri Nallet, déjà officier de la Légion d’honneur a été promu commandeur. Une décision qui a scandalisé les victimes du Mediator. En effet, l’ancien ministre de l’Agriculture puis de la Justice de François Mitterrand s’était reconverti en tant que conseiller pour les affaires internationales du laboratoire Servier, comme salarié de 1997 à 2008 puis comme simple consultant. Dans l’affaire du Mediator, il a été entendu en tant que témoin assisté. L’enquête avait en effet révélé qu’Henri Nallet avait appelé le numéro 2 de Servier pour obtenir des informations sur des perquisitions en cours. Des faits considérés comme un trafic d’influence.

Interrogé par l’AFP, Irène Frachon, la pneumologue par qui le scandale a éclaté, avait fait part de son indignation : « La Légion d’honneur est donnée pour des actions méritantes pour l’intérêt général. Or, Nallet a défendu les intérêts privés d’un laboratoire qui est un labo criminel. » Quant à l’avocat des victimes du Mediator, il avait annoncé qu’il allait déposer un « recours gracieux » auprès du président de la République pour qu’il « suspende » cette décoration et ordonne une enquête « pour vérifier les conditions » de son attribution.

« Ils sont bien ennuyés »

Conséquence ? Selon le Figaro, le grand chancelier de l’ordre a suspendu la nomination de l’ancien ministre, une mesure prévue par l’article R.49 du code de la Légion d’honneur, quand il apparaît, « dans l’intérêt de l’ordre que les qualifications de la personne nommée ou promue doivent être vérifiées ».

Cela reste une procédure « rarissime », explique Le Figaro puisque ces vérifications sont censées avoir lieu avant la prise de décision. Et de citer un haut fonctionnaire anonyme qui commente cette décision d’un laconique : « Elle signifie qu’ils sont bien ennuyés. »


On en profite pour reposter cette vidéo de 2008 :