Ce matin même, États-Unis et l’entité sioniste ont frappé le complexe nucléaire iranien de Natanz — la plus grande usine d’enrichissement d’uranium d’Iran. Ce n’est pas la première fois. Les frappes du 1er au 2 mars ont détruit au moins trois bâtiments de l’usine souterraine. L’Iran dit qu’il n’y a pas de fuite radioactive. Mais les inspecteurs de l’AIEA n’ont plus accès aux sites depuis une précédente attaque israélienne en juin 2025 — les informations sur place restent très floues.
Le danger réel est documenté et terrifiant. La directrice régionale de l’OMS pour la Méditerranée orientale a déclaré : « Le pire scénario serait un incident nucléaire, et c’est ce qui nous inquiète le plus » – son personnel se prépare activement à cette éventualité. La CRIIRAD, laboratoire français indépendant de surveillance de la radioactivité, est encore plus précise : des frappes sur des sites nucléaires pourraient provoquer une contamination de l’environnement persistant des durées extrêmement longues – pour l’uranium 238, il faut attendre 4,5 milliards d’années pour que la radioactivité soit seulement divisée par deux.
Dans le cas de la centrale de Bouchehr, des frappes pourraient provoquer une contamination des eaux du Golfe, qui constituent une source essentielle d’eau désalinisée dont dépendent largement les États de la région. Des millions de personnes privées d’eau potable. Une contamination radioactive du Golfe Persique. Des particules d’uranium dispersées dans l’atmosphère. Voilà ce que Trump et Netanyahu font peser sur la planète — sans mandat international, sans vote du Congrès, sans débat démocratique.
L’hypocrisie climatique est absolue
Les mêmes gouvernements occidentaux qui imposent des taxes carbone, interdisent les voitures thermiques et nous sermonnent sur notre empreinte écologique soutiennent ou se taisent face à une guerre qui menace une contamination nucléaire régionale. Le ministre israélien de la Défense israël Katz a annoncé que « l’intensité des frappes allait augmenter considérablement » dès dimanche. Pendant ce temps l’AIEA appelle à « la retenue militaire afin d’éviter tout risque d’accident nucléaire« . Un appel que personne n’écoute.
Tchernobyl a contaminé l’Europe entière avec un seul réacteur civil accidentel. Natanz contient de l’uranium enrichi à 60%. Les bombes qui tombent dessus ce matin ne sont pas des bombes ordinaires — elles jouent à la roulette russe avec la santé de dizaines de millions de civils iraniens, du Golfe, et potentiellement bien au-delà…



































