Il faut être plus que naïf et à la limite de la débilité pour croire qu’Enedis ne va pas commercialiser nos données personnelles puisque c’est le projet même et la raison d’être du Big data. Sans oublier les risques sérieux que l’on fait prendre à tout notre matériel électrique branché sur le même réseau que le compteur Linky et pire encore les risques sur la santé. Bien sûr, vous pouvez dormir tranquille, l’État affirme et confirme qu’il n’y a aucun risque exactement comme il l’a fait lorsqu’il était question de la dangerosité de l’amiante, du nuage de Tchernobyl, de l’Isoméride, du Mediator…


Les opposants craignent que l’entreprise n’use de leurs informations personnelles à des fins commerciales.

C’est lors d’une audience civile du tribunal correctionnel de Valence que 365 opposants au compteur Linky ont déposé un référé à l’encontre de la société Enedis. Comme l’explique Le Dauphiné Libéré, ces derniers contestent l’installation à leur domicile de ce nouveau dispositif, déjà la cible de lourdes critiques depuis plusieurs mois.

Dans le détail, les plaignants reprochent à Enedis d’exploiter, sans leur accord et à des fins commerciales, les données personnelles récoltées par le compteur.

De plus, le côté sanitaire a également été abordé puisque selon l’un de leurs avocats, Me Durand, le courant porteur en ligne (CPL), protocole de communication utilisé par le compteur, peut potentiellement être dangereux pour la santé. Des certificats médicaux, qui prouveraient des ennuis de santé liés aux champs électromagnétiques, ont également été fournis à la justice.

Proposition de médiation

Du côté d’Enedis, représenté par Me Le Chatelier, on tente d’apaiser la situation et une médiation a été proposée.

De plus, le conseil a expliqué que 14,6 millions de compteurs Linky avaient déjà été installés et que les plaintes n’étaient pas si fréquentes. Une étude de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) qui réfute un risque pour la santé a également été évoquée.

Le jugement a été mis en délibéré au 31 janvier 2019, le temps que le tribunal étudie l’ensemble des pièces à sa disposition.

Photo d’illustration : compteur Linky