Julien DrayJulien Dray, ce franc-maçon sexagénaire du Grand Orient de France, a fait son entrée en politique en étant le fondateur de SOS Racisme, une association enfantée dans l’urgence pour canaliser les énergies tumultueuses des jeunes Français des banlieues, issus de l’immigration, criant leur ras-le-bol des discriminations et de la ségrégation. Au cours d’une marche mémorable, ces jeunes revendiquaient à pleins poumons les mêmes droits que les autres concitoyens. Quoi de plus normal ? Mais, c’était sans compter avec les gardiens du temple qui veillaient au grain et ont de suite imaginé de monter cette association pour casser une dynamique pourtant pacifique, qu’ils jugeaient par trop révolutionnaire et capable de propulser les meneurs à des postes de responsabilité politique desquels les Maghrébins ont toujours été écartés, fussent-ils français depuis plusieurs générations. Si effectivement les deux pays doivent entretenir des relations d’amitié et de coopération étroites pour le bien-être des deux peuples, il est évident que cela ne saurait se faire avec les responsables actuels, tant en France qu’en Algérie. Les politiques français sont tous soumis à la maçonnerie et au sionisme international, entraînant leur pays dans des confits majeurs qui ne le concernent nullement, comme cela a été le cas récemment en Libye, au Mali et en Syrie. La plupart d’entre eux sont impliqués dans des scandales honteux qui n’honorent pas la France et sont directement responsables de son déclin. Il serait fastidieux et superflu de citer ici tous ces scandales connus de tous et qui font de la France la risée du monde. Il est pour le moins cocasse d’évoquer ici l’attrait quasi magnétique qu’éprouve Juju vis-à-vis des Rolex, ces fameuses montres de luxe à 30000 € pièce qu’il collectionne amoureusement. Pour quelqu’un qui se dit socialiste, il y a de quoi être stupéfait. Quant aux Algériens, beaucoup ont été initiés à la maçonnerie à l’exemple de leurs collègues africains de la Françafrique. Les organisations cryptomaçonniques, comme le Rotary ou le Lions, ont investi le pays et ont su développer une clientèle active étendant ses tentacules à travers les grandes villes. Les responsables sont médiocres et encouragent la médiocrité. L’État a été carrément et délibérément démantelé. Le pouvoir a été purement et simplement usurpé depuis des décennies par un personnel politique et militaire interchangeable et devenu sénile, donnant l’illusion de changement et offrant à la face du monde une façade démocratique trompeuse à travers des scrutins honteusement arrangés. Le peuple n’est pas dupe et les responsables français savent parfaitement ce qu’il se passe. La visite éclair de Hollande vise tout simplement à donner l’illusion d’une activité présidentielle en Algérie et à donner pour ainsi dire un satisfecit à son homologue pourtant très visiblement atteint d’incapacité. En échange de quoi, tout pourra être accordé. Il suffira de demander…C’est leur notion à eux du « donnant donnant », du « gagnant gagnant ». C’est pourquoi il est temps que les deux peuples français et algérien prennent leur destin en main et se libèrent de ces mafieux pathocrates. Alors seulement poindra une ère nouvelle porteuse d’espoir.

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Né à Oran, Julien Dray est conseiller régional d’Ile-de-France. Fondateur de SOS Racisme, c’est aussi un ami proche de François Hollande. ENTRETIEN.

Que vient faire François Hollande à Alger ?

Revoir Monsieur Bouteflika ! Depuis le début du quinquennat, il y a une volonté très marquée des deux pays de créer une relation continue, suivie et régulière. En outre, côté français, il s’agissait de sortir de la relation qui existait sous le quinquennat précédent. L’Algérie et la France font partie de la même famille. Il y a une histoire commune et je crois aussi qu’il y a une démarche effective en France pour avoir une relation continue avec des pays qui font partie de la même famille.

C’est la deuxième visite de François Hollande à Alger…

Oui, François Hollande a un lien affectif avec l’Algérie. Il y a fait son stage ENA. D’ailleurs, il en parle encore souvent. Et puis depuis décembre 2012, depuis la visite d’État du Président, il y a eu plusieurs visites de Manuel Valls, d’abord comme ministre de l’Intérieur, puis comme Premier ministre. D’autres membres du gouvernement viennent aussi régulièrement. Je vous le redis : le rythme des visites est soutenu parce que nos deux pays ont vocation à être proches l’un de l’autre.

Le président français a-t-il prévu de parler de la coopération économique ? La France a perdu sa place de premier partenaire commercial…

Oui, je pense qu’il y a une volonté de promouvoir la coopération économique entre les deux pays parce que ça fait aussi partie de la relation. Il faut dire aux entreprises françaises que l’Algérie, c’est important. Que c’est important d’y être et d’y investir.

Au cours de son entretien avec Abdelaziz Bouteflika, François Hollande devrait évoquer la médiation de l’Algérie sur les dossiers malien et libyen. Il va lui accorder un satisfecit ?

Je ne crois pas que ce soit notre rôle de le faire. Mais il est évident que l’Algérie est impliquée dans un contexte géopolitique compliqué. C’est un pays clé et, pour la France, c’est important de le considérer. Ensuite, il reste des zones de tensions au Mali. Sans parler de la Libye où la situation est inquiétante. La France doit approfondir sa relation avec l’Algérie sur ces aspects-là.

Est-ce qu’on peut dire que la relation est désormais apaisée entre les deux pays ?

Elle ne peut pas être apaisée. Nous sommes deux pays très passionnés, méditerranées, à forts caractères ! Il y aura toujours de la passion dans cette relation. Mais on est sortis de la période critique. Aujourd’hui, des générations nouvelles sont aux responsabilités, avec un passé qui diffère de ce qu’on a connu auparavant. C’est une nouvelle ère qui s’ouvre entre la France et l’Algérie.

Cette année, il y a eu comme une réconciliation culturelle. Albert Camus et Assia Djebbar réintégrés au roman national, Roger Hanin enterré à Alger… Ce fut votre sentiment aussi ?

Il y a un lien entre l’Algérie et toutes les populations qui y ont vécu, à un moment ou un autre. Un lien qui persiste, voire qui se renforce avec ces enfants qui sont nés en France et qui ont repris à leur compte l’histoire de leurs parents. Par exemple, les enfants et les petits-enfants de Pieds noirs, dont je fais partie, quoique mes parents ne fussent pas Pieds noirs au sens traditionnel, puisqu’ils croyaient en l’indépendance de l’Algérie et qu’ils ont combattu pour ces idées-là. L’Algérie est là pour nous tous. Il y a eu une transmission de cette histoire et ce serait une force incroyable pour l’avenir si on était capables de valoriser ce lien sentimental et affectif. En ce qui concerne la communauté juive, la relation est d’autant plus particulière qu’elle était présente en Algérie bien avant la colonisation française ! Les racines sont solidement ancrées. Il est important de se souvenir de cela.

Vous auriez envie de revenir en Algérie ?

Oui, un jour ou l’autre, il faudra que je le fasse. Cela fait cinquante ans que je n’y ai pas mis les pieds. Je voulais emmener mes parents. Ils sont partis. On a remis le projet à plus tard. Et puis voilà. Cela dit, l’Algérie fait partie de mon quotidien. J’ai autour de moi énormément d’amis qui y sont liés. Des frères, mêmes. Il y a eu l’aventure SOS Racisme… L’Algérie, c’est une partie de moi-même. Et ça le reste. J’ai encore en tête ces dix premières années passées là-bas. J’ai un rapport sentimental super fort avec le pays. Et vous savez quoi ? L’Algérie m’a même rattrapé par un mariage familial récent !