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Croyez-vous une seconde que le ministre algérien des Affaires étrangères va convoquer l’ambassadeur des USA pour lui demander des explications et lui tirer les oreilles, voire geler les relations… ? Que nenni. De toute manière cette information est assez ridicule puisque le boss de la Sonatrach a exercé pendant de longues années sous l’autorité de son patron direct, le ministre Chakib Khelil, agent US à la solde des yankees ; du coup, les mails internes de quelques salariés ou cadres ne semblent guère peser lourd en terme de conséquences directes, sachant que la tête de l’entreprise est déjà dans la boîte.


Un groupe de hackers nommé « The Equation Group », réputé porche de la National Security Agency (NSA), aurait piraté des serveurs informatiques de la compagnie nationale pétrolière Sonatrach entre 2002 et 2010 au minimum, rapporte, ce lundi 31 octobre, le site algérien Mena Defense.

Le média électronique spécialisé dans les questions de défense reprend une information du groupe The Shadow Brokers, « connu pour avoir volé des technologies et programmes de piratage utilisés par la NSA », selon la même source.

Communications vulnérables

D’après l’enquête de Mena Defense, les hackers ont pu exploiter une faille dans le fournisseur de service de la Sonatrach, pénétrant ainsi dans au moins « deux serveurs » utilisés par la société nationale. Un des serveurs – tous deux hors-service depuis plusieurs années – était utilisé dans l’activité « amont » de la Sonatrach, détaille le site algérien. Il abritait notamment un serveur de messagerie. Comprendre : la NSA, via les hackers du « Equation Group », a potentiellement eu accès pendant au moins 8 ans, à l’ensemble des courriels et communications de la compagnie pétrolière algérienne, indique la même source.

Tewfik Abdelbari —  TSA [Tout Sur l’Algérie]