Encore un génie, un premier de la classe qui parle de sujets qu’il ne connaît pas ; en somme un ultracrépidarianiste assumé. Il devrait aussi stopper la fabrication de couteaux mais également des bus ou des RER qui ont permis le déplacement du tueur… Entre le Darmanin et ses âneries sur les rayons alimentaires dans les supermarchés et maintenant Le Maire et les crypto, on sait que l’on est très bien gouvernés.


Le ministre français de l’Économie, des Finances et de la Relance Bruno Lemaire provoque depuis quelques jours de nombreuses réactions négatives au sein de la communauté crypto.

À l’origine de ce courroux collectif, une interview le 18 octobre 2020 dans l’émission de la chaîne française France 3 Dimanche en politique.

Interrogé sur l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, l’homme politique fait un lien entre cryptomonnaies et terrorisme.


 

 

 

 

“Nous devons renforcer nos dispositifs de surveillance face au financement du terrorisme. Par exemple, les cryptomonnaies doivent être plus encadrées”, lâche-t-il comme une évidence.

Il indique au présentateur qu’il va faire des propositions au Ministre de l’intérieur et au Président de la République “pour renforcer le contrôle des flux financiers”.

Il justifie ensuite son raisonnement et accuse ouvertement les méchantes cryptomonnaies:

“Il y a aujourd’hui un problème de financement d’un certain nombre d’associations islamistes ou de réseaux islamistes sur lequel je pense que nous pouvons et nous devons mieux faire. Soyons très concrets, les cryptomonnaies, c’est-à-dire des monnaies qui n’ont pas d’existence physique… vous pouvez aller demander 150 euros dans un bar-tabac, puis 150 euros dans un autre tabac. Au bout du compte récolter une somme importante, 1 500 euros qu’une association islamiste, ou un combattant situé à l’étranger pourra retirer en liquide, à l’étranger, sans aucune trace. Les cryptomonnaies posent un vrai problème de financement du terrorisme, je le dis depuis des années, il faut que nous renforcions nos dispositifs, ce sera dans la loi.”

Malheureusement, les dires du Ministre sont incorrects. Contrairement à ce qu’il prétend, n’importe qui n’achète pas du Bitcoin dans un bureau de tabac aussi facilement qu’il achète un paquet de gentilles cigarettes. Il faut en effet au préalable se faire vérifier par la plateforme (KYC) qui vend ce genre de coupon comme Digycode ou Keplerk.

D’ailleurs, il suffit d’aller faire un tour sur le site de Keplerk par exemple pour le vérifier.

 

 


Photo d’illustration : Bruno Lemaire – capture d’écran / YouTube

Cryptonews

20 octobre 2020