Bart De Wever a dit l’impensable. Le Premier ministre belge a appelé publiquement l’UE à normaliser ses relations avec la Russie pour retrouver l’accès à l’énergie bon marché. Une déclaration fracassante qui lézarde l’unité européenne en temps réel. Dingue ! Un tabou est tombé !
Sa logique est d’une brutalité désarmante. L’Europe est incapable de menacer Poutine militairement sans les États-Unis. Elle est incapable de l’étouffer économiquement sans Washington. Il ne reste donc qu’une option selon lui : faire un deal. Du « common sense« , dit-il.
La phrase la plus explosive n’est pourtant pas là. De Wever a lâché une bombe diplomatique : « En privé, les dirigeants européens sont d’accord avec moi, mais personne n’ose le dire à voix haute. » Toute la posture européenne de fermeté face à Moscou serait donc du théâtre. Trois ans de sanctions, de soutien à l’Ukraine, de rhétorique unitaire — pour aboutir à cet aveu collectif de capitulation silencieuse.
Le contexte iranien éclaire tout. Le Brent à +42%, les États-Unis englués dans leur guerre contre l’Iran, Trump qui lève des sanctions sur le pétrole russe : l’Europe se retrouve seule, sans énergie et sans allié américain. Dans ce vide stratégique, l’énergie russe redevient une nécessité économique vitale que plus personne ne peut ignorer.
Son propre ministre des Affaires étrangères l’a contredit publiquement. Mais le mal est fait. De Wever a nommé ce que les chancelleries européennes murmurent depuis des mois. Le monde de l’après-guerre froide est officiellement terminé.

































