Le président turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara, le 13 août 2018. (KAYHAN OZER / TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVI)

Ce qui est choquant dans le discours de Monsieur Erdogan c’est de l’entendre se présenter, lui qui a si longtemps et si bien collaboré avec le démon Yankee, comme une victime de trahison ! Il va même jusqu’à rappeler, comme gage de fidélité, son appartenance à l’OTAN. Ne sait-il pas que lorsque l’on dîne avec le diable il faut se munir d’une longue cuillère ? N’a-t-il donc retenu aucune leçon de l’histoire ?


La Turquie et les États-Unis, deux alliés au sein de l’Otan, traversent une crise diplomatique liée notamment à l’arrestation par Ankara d’un pasteur américain, accusé d’« espionnage » et de « terrorisme ».  

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui impute à un « complot » américain la chute brutale de la livre turque, a accusé lundi 13 août les États-Unis de chercher à frapper la Turquie « dans le dos ». « D’un côté, vous êtes avec nous dans l’Otan et, de l’autre, vous cherchez à frapper votre partenaire stratégique dans le dos. Une telle chose est-elle acceptable ?», a déclaré le président Erdogan lors d’un discours à Ankara.« D’un côté, vous dites être notre partenaire stratégique et, de l’autre, vous nous tirez dans les pieds

La Turquie et les États-Unis, deux alliés au sein de l’Otan, traversent une crise diplomatique liée notamment à l’arrestation par Ankara d’un pasteur américain, Andrew Brunson, accusé d’« espionnage » et de « terrorisme ». Exigeant sa libération, les États-Unis ont imposé début août des sanctions inédites contre deux ministres turcs. Ces tensions ont accéléré la chute de la livre turque dont la valeur a fondu de plus de 40% depuis le début de l’année.

Vendredi, la crise diplomatique a franchi un palier supplémentaire lorsque le président américain Donald Trump a annoncé qu’il donnait son accord pour le doublement des taxes à l’importation sur l’acier et l’aluminium turcs, envoyant la livre turque par le fond.


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