Nous relevons dans cet article plusieurs informations intéressantes pouvant se prêter à notre analyse. Premièrement le salaire minimum au Grand-Duché est presque le double de celui de la France ! Cette réalité à elle seule est une insulte. Malgré cela, le pouvoir a décidé d’augmenter de 100 € chaque salarié. Les mauvais esprits expliquent que cela a été fait pour éviter justement qu’un mouvement des Gilets Jaunes ne fasse tout sauter au Luxembourg. Mieux encore, ces salariés sont moins harcelés fiscalement que nous autres Français ; prenons simplement l’exemple de l’essence qui est nettement moins chère chez eux qu’en France : aujourd’hui 5 décembre le prix du super 98 est à 1,20 € et celui du diesel à 1,08 € le litre ! La tranche de 15 009 à 16 880 € est imposée à 10% !

Rappelons les principes fondamentaux de l’économie : mieux les gens gagnent leur vie et plus l’argent circule avec une croissance certaine au rendez-vous. Moins les gens ont de l’argent et plus la crise s’accentue, le chômage augmente et les investisseurs deviennent frileux. Plus les gens ont de bons salaires et mieux se porteront la caisse d’assurance-maladie, les caisses de retraite et de chômage. Malgré toutes ces vérités fondamentales, le gouvernement français fait exactement l’inverse en jurant la main sur le cœur que c’est pour le bien de la nation, alors que nous constatons l’inverse depuis des décennies.


Au Grand-Duché du Luxembourg, le gouvernement vient d’annoncer qu’il va augmenter le salaire minimum de 100€ net soit environ 1950€ net par mois. De plus, le gouvernement grand-ducal annonce l’octroi de deux jours de congé supplémentaires. Une aubaine pour les presque 44.500 travailleurs frontaliers belges du Grand-Duché.

Depuis deux semaines, une partie de la population fait valoir sa colère contre notre gouvernement par l’intermédiaire du mouvement des gilets jaunes. Ménage trop taxé, salaire trop bas, augmentation des prix de consommation, les revendications sont nombreuses. Venu de France, le mouvement ne semble pas faiblir et gagne de plus en plus la population. […]


La Meuse