Chroniques-Dortiguier


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Les prophéties du Rav Dynovisz


Être Rav n’est pas de tout repos, mais reste possible dans une cité d’où les philosophes sont depuis longtemps exclus, le dernier en date ayant été Heidegger, et tandis que les nouveaux prêtres ou pasteurs  aussi rares que disposés à tout  entreprendre, pour tenir l’attention et d’autres faveurs des fidèles, apprennent de l’hébreu, les commentateurs de la dite « Torah » ressemblent à un bûcheron qui sort des racines du sol sans jamais toucher au tronc d’une foi moins ferme que continuellement ondoyante. Ici l’esprit se cache derrière les mots, lesquels sitôt ouverts par une définition deviennent une trappe où disparaît toute pensée en formation. Là où l’on attend une suite logique, un contradicteur nouveau tient lieu d’idée ou d’antithèse, et le tout devient un monologue répété, achevé par une raillerie commune. Un vieux proverbe allemand désigne tout désordre de la dispute ou le vacarme des élèves, « une école juive » !

Dans une leçon faite au lendemain de l’attentat du Bataclan, le 13 novembre dernier, mise sur la toile, le Rav s’illumine en montrant sur son portable les initiales d’Edom que ferait apparaître l’orchestre ayant eu quelque succès dans l’ancien mandat britannique, Les « Anges de la Mort », sur fond rouge, et il semble que l’on doive pouvoir par la lecture hebdomadaire de la Torah suivre l’actualité, tant il est vrai, comme l’ont écrit et Kant et Schopenhauer, que  le judaïsme est mondain ! l’Imam Khomeini, d’illustre mémoire, dit quelque chose d’analogue dans un sermon tenu en Irak, à Najaf, près du tombeau du vénéré Ali ! Et ce en termes plus crus, mais tout aussi déterminés que nos deux  grands Allemands.

L’intérêt de présenter à nos lecteurs ce discours du commentateur contemporain Dynoviz qui découvre toujours avec une certaine béatitude la profondeur du texte, comme s’il le lisait pour la première fois, condamne la modernité, le mondialisme, égratignant des gens qu’il n’estime pas avoir l’entier de l’identité juive, comme BHL ou George Schwarz dit Soros, suggérant même que ce dernier pourrait avoir collaboré avec le mal absolu en vert de gris, les compatriotes des philosophes cités par nous.


Ce même commentateur affirme, et nous lui donnerons raison, que les rebellions contre l’État syrien et égyptien ont été fomentées par les officines de la CIA et du Mossad !


Son visage s’éclaire en affirmant que la franc-maçonnerie n’est pas ce que le vulgaire en pense, ou les profiteurs de la « République des Camarades » en attendent, mais que seuls les grades supérieurs et même non pas des saints ou de l’élite la secte au tablier de cochon, mais un « saint des saints » – selon le lexique biblique – formant une poignée d’initiés dans le monde. Chacun est prêt à le suivre sur ce point qui touche à tant d’autres ! Ismaël, d’où viendrait la branche musulmane arabe, lui-même est dupé, selon lui, par ces mondialistes, et non pas précisément la CIA ou le Mossad comme tels, mai, reprenons son dire, par « une C.I.A. dans la C.I.A., un Mossad dans le Mossad » !

En fait le Rav dit une vérité commune, et d’enchaîner que, selon l’interprétation de la même Torah, autorisée, s’il m’en souvient, par un commentaire du célèbre Rachi de Troyes, les peuples confondus entre eux et se décimant, formeront une masse indiscernable dans le temps précédant le Jugement Dernier des nations, au point que Dieu voudra que non pas des peuples agglomérés, mais des familles soient distinctes, familles singulières et collectives peut-on préciser, brisant ainsi la fausse construction de « l’humanisme politique », comme il le nomme bien. Il est rare d’entendre ce même propos dans la bouche des autres religions, y compris de ce Dalaï Lama qui, rappelons-le, s’est incliné devant le mur des Lamentations !

Ce même commentateur affirme, et nous lui donnerons raison, que les rebellions contre l’État syrien et égyptien ont été fomentées par les officines de la CIA et du Mossad !

Cela étant dit, ne croyons pas que celui qui plaint l’Islam d’être ainsi, par les organisations factices que l’on monte sous son étiquette, dupé par le mondialisme, tout comme fut créé au 18ème siècle le wahhabisme par l’impérialisme britannique et les argentiers ou affairistes qui l’appuyaient ou s’en servaient comme un cheval de Troie, ne le méprise pas, et qu’en revanche, s’il admet que l’entité sioniste est possédée par une dizaine de familles juives, et que Tel-Aviv s’organise en Parc d’attraction du mouvement gay mondial et soit ainsi une émanation du mondialisme immoral, asservisseur et esclavagiste, il demande néanmoins à aider l’armée israélienne, refuse tout droit arabe palestinien sur une terre ancestrale.

C’est une pirouette perpétuelle, et en ce sens, il ressemble à ce que de tous les Ravs d’hier et de demain, écrivit une fois le sage Spinoza, qu’en dépit de toutes les contradictions, ils maintiennent que leur Bible est remplie de profonds mystères qu’ils élucideront sans cesse. « Est-ce par piété de vieille dévote« , poursuit le philosophe persécuté par la synagogue et que récemment des doctes de l’entité sioniste ont rejeté dans les Enfers, ou « n’est-ce point pour apparaître comme les seuls dépositaires de secrets de Dieu » ? Les uns, à savoir tous les peuples, l’ont adoré, l’adorent encore ou le recherchent, s’en éloignent ou s’en rapprochent, comme le flot des vagues sur le rivage, un seul semble l’inflationner. Relisez, et cela s’adresse aussi aux auditeurs du Rav, le Traité des Autorités théologico-politiques de celui que le « Berlinois » Mendelssohn, qui fut au Jury de la thèse du philosophe Kant et l’ancêtre du musicien, traitait de « chien crevé » (en allemand, »toter Hund ») !

Pierre Dortiguier