Chroniques-Dortiguier


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Les vérités utiles sur l’état de l’Ukraine


Que les pays composant l’Ukraine soient au plus bas, et que les injections financières ne stimulent pas une économie torturée par l’arnaque communiste qui n’est que l’égoïsme d’une mafia ou d’une oligarchie, soit d’un petit groupe d’affairistes, chacun le sent et néanmoins, d’autant plus confusément que les poisons de la propagande infectent les esprits, tant en Europe orientale qu’occidentale. L’étonnement saisit ceux qui apprennent, dans le filtre des  informations, que tel train d’armes quitte l’Ukraine pour équiper, par la Turquie, les bandes de Daech qui sont les auxiliaires de ceux auxquels, pour rester dans la sphère religieuse, est confiée la sécurité du Pèlerinage aux Lieux Saints de la Mecque, désormais « territoire occupé », et ce, au point que l’Iran, avec sagesse, après avoir été victime d’attentats dans la terrible bousculade meurtrière, refuse, cette année, d’y envoyer ses fidèles. Ce genre de paradoxe d’un monde qui s’inverse, où le Diable trône aux lieux où il est lapidé en apparence, invisible dans les draperies du mensonge, touche chaque région d’un monde uni dans le renversement des valeurs. L’Ukraine, point de départ, sur l’ordre de ses vrais maîtres, du train d’équipement des mercenaires désignés, mérite d’être détaillée pour comprendre cette géopolitique : un professeur français qui rappelle à ce propos sa judaïté, et est en charge du programme Copernic universitaire de recrutement des étudiants à l’étranger, conte sur internet avec clarté sa visite de l’Ukraine et y remarque avec objectivité l’influence persistante de sa communauté ancestrale, la centaine de synagogues de Kiev, le départ vers l’entité sioniste mais aussi le retour, comme un va et vient, identique, dirons-nous, à celui entre la Sibérie, par exemple la ville de Novo-Sibirsk, et l’entité proche-orientale. Et de rappeler, pour celle qui fut la République autonome de Crimée, terre de colonisation, que l’expulsion des Tatares musulmans indigènes, dans l’après-guerre stalinienne, en punition de leur collaboration avec la coalition menée par l’Allemagne, avait, comme dans une imitation de ce qui devait se produire, à la même époque, en Palestine mandataire, donné l’idée aux Russes soviétiques de les remplacer par une population juive. Le projet fut abandonné ! L’on comprend que la relation entre Ukrainiens et Russes soit incompréhensible si l’on ne tient pas compte de ces facteurs. L’on simplifie abusivement une situation pour nous dissimuler la qualité et les intentions des acteurs sociaux, pour parler comme nos sociologues ou experts en sciences prétendues humaines, qui ne sont que l’art d’habiller la vérité de mensonges, pour reprendre une formule de Schopenhauer.

L’orateur rappelle, dans un ton savant et agréable, qu’au temps de la Grande Pologne, datant de seulement quelques siècles, qui allait pratiquement de la Baltique à la Mer Noire, et formait le plus vaste Empire européen, la révolte cosaque soulevant l’Ukraine contre le joug polonais visa la communauté dont nous parlons plus haut, chargée de collecter les impôts polonais et qui avait le monopole des alcools, ce qui entraîna des ressentiments populaires. L’Ukraine a-t-elle changé ? Une fois ôté le voile de la technologie, la réponse est négative. Car la politique est une affaire de volontés, non de moyens matériels ! Elle est, selon la racine grecque, le plein ou remplissement d’un pays, et comme tout produit, il s’agit d’en connaître les ingrédients, sa composition, pour savoir s’il est stable ou non.


Le lieu du charnier de Vinnitsa fut défait après guerre et on y édifia, comme on fit pour la mosquée de Zagreb, à citer un exemple, une salle de danse et toutes sortes de distractions !


Comparons sur internet le Wikipedia anglais et français : l’avantage est au premier pour ses précisions et en particulier la liste des bourreaux de l’Ukraine sous l’ère communiste ; il répugne de les reproduire, et la conclusion que nous pouvons en tirer est que pour entendre un conflit, comme pour juger d’un affrontement sur un terrain, il faut dénombrer les participants, laisser ses journaux surtout visuels et consulter des livres, par exemple Balzac qui connut l’Ukraine en séjournant près de son amie et protectrice Mme Hanska. C’est loin, direz vous, soit, mais reprenez plutôt cette formule de Hegel devant les montagnes « C’est ainsi » ! C’est pour cela que les montagnes sont sacrées ou présentes dans la spiritualité, comme l’image d’une permanence et d’une hauteur à gravir pour enfin contempler un panorama, lequel dans le cas de l’Ukraine nous dévoile un paysage dévasté, une matrice de meurtres et de guerres.

Le lecteur bienveillant se reportera sur internet à l’article  intitulé, du nom d’une ville d’Ukraine, de la région de la Podolie, – là où les Allemands avaient, un certain temps, leur quartier général –  Vinnitsa, au meurtre programmé d’une population en 1937-38 avec ses trois bourreaux démoniaques : Lazare Kaganovitch, ministre perpétuel de l’économie et dont une fille, la chose est contestée par les uns, affirmée par les autres, fut l’épouse de Staline ; Leontiev Beria, le monstre directeur de la police secrète avant, pendant et après la dite « grande guerre patriotique » dont le nombre très élevé de victimes comprend les victimes des exécutions policières de populations récalcitrantes au soviétisme, si peu connu aujourd’hui et Levitski qui commandait, élu démocratiquement, cela va de soi, ne protestez pas, certainement, dit-il au tribunal de Dieu, défenseur de sa minorité ! On dit, et Wikipedia donne une référence d’historien, que Khroutchev  participa à ce massacre où 28.000 ou 30.000 personnes périrent, fusillées ou – ce qui était habituel au NKVD, à la sûreté russe ou qui se disait telle – tuées d’une balle dans la nuque. Ce sont les Allemands qui mirent à jour le charnier et découvrirent dans la région de Smolensk celui de Katyn où 10.000 officiers polonais furent, en 1940, pendant l’invasion russe de la Pologne orientale, ainsi exécutés par ces troupes du NKVD. Robert Brasillach, l’helléniste et ancien élève de l’ancienne École Normale Supérieure parisienne, de la rue d’Ulm, d’origine catalane, faisait à ce moment un reportage sur la Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme (LVF) au moment de l’exhumation des victimes polonaises en présence d’une commission internationale et en témoigna, tout comme l’oncle du futur Président G. Pompidou, capitaine dans le LVF et libraire rue de Seine (voir le périodiqu  l’Illustration de l’époque). Et cette circonstance fort dommageable à la propagande soviétique aurait été la cause réelle après intervention de l’Ambassadeur soviétique auprès de De Gaulle, du rejet par lui  ainsi menacé par l’agitation et la terreur communiste en France, de la grâce de Robert Brasillach demandée par les Mauriac, Giono, l’ancien de Verdun, Cocteau etc. La Raison d’État ou l’égoïsme l’emporta, qui est folie aux yeux de Dieu.

Onze experts et spécialistes en médecine légale  européens, dont le Dr Duvoir de l’Université de Paris, examinèrent les corps du massacre de Vinnitsa et rendirent leur verdict le 29 juillet 1943. Les femmes ukrainiennes, à noter, étaient enterrées nues.

Deux ouvrages font autorité.

  • Hiroaki Kuromiya, de l’université de l’Indiana aux U.S.A.,  The Voices of the Dead: Stalin’s Great Terror in the 1930s. Yale University Press, December 24, 2007. ISBN 0-300-12389-2 p. 23.
  • Ihor Kamenetsky. The Tragedy of Vinnytsia: Materials on Stalin’s Policy of Extermination in Ukraine/1936-1938, Ukrainian Historical Assn (1991) ISBN 978-0-685-37560-0 (available on line in pdf. format).

Le lieu du charnier de Vinnitsa fut défait après guerre et on y édifia, comme on fit pour la mosquée de Zagreb, à citer un exemple, une salle de danse et toutes sortes de distractions ! Le monument religieux fut transformé en louange de l’Armée rouge étoilée.