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Photo d’illustration d’un marquage publicitaire au sol. (MAXPPP)

Tout est à vendre même le sol de nos villes. Rien n’arrête les municipalités qui ne font absolument rien pour faire respecter le paysage déjà massacré par les millions de panneaux publicitaires 4 par 3. Ne nous sortez pas l’argument économique car ça n’arrangera rien et les caisses des mairies seront toujours vides, les taxes d’habitation et foncières toujours plus élevées…


Pour le porte-parole de l’association Résistance à l’agression publicitaire, Khaled Gaiji, « le dispositif peut être propre mais son objectif est très sale ».  

Les villes de Bordeaux, Lyon et Nantes sont autorisées depuis lundi 25 décembre à afficher des publicités au sol, grâce à un marquage biodégradable. Un décret a été publié au Journal officiel. Le test va durer un an et demi. « C’est une pollution supplémentaire, il s’agit d’envahir encore plus notre paysage », accuse Khaled Gaiji, porte-parole de l’association Résistance à l’agression publicitaire, invité de franceinfo.

franceinfo : Ces marquages éphémères au sol sont une solution ou une pollution supplémentaire ?

Khaled Gaiji : Selon notre association, c’est une pollution supplémentaire, il s’agit d’envahir encore plus notre paysage avec de nouveaux dispositifs publicitaires. Notre environnement mental et paysager est envahi par ces publicités et ce décret déroge au code de l’environnement.

Le système évoqué est à base d’eau. Ça ne pollue donc pas a priori ?

Ce n’est pas le dispositif qu’on remet en question mais son objectif qui est de faire consommer encore plus. Or dans une société où l’on consomme déjà énormément, c’est une incitation à consommer encore plus. Le dispositif peut être propre mais son objectif est très sale.

L’objectif est que ce type de publicités non-polluantes se substitue aux publicités traditionnelles ?

Il y aura beaucoup à faire sachant que l’industrie publicitaire va surtout aller vers les nouveaux écrans publicitaires. On est dans un système économique à bout de souffle. Dès qu’il y a un endroit à grignoter pour avoir de l’argent, le système a tendance à aller vers ça. Nous, on est dans la position des victimes et on demande à ce qu’on laisse des espaces libres de tranquillité, sans injonction à consommer.


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