Kery-James-soral-négrophobe


sexto-soral-binti-dieudonnéC’est la panique à bord du côté de la secte quand on voit Grosal poster, chaque jour, je ne sais combien d’insultes racistes contre Kery James, alors qu’il semblait le porter dans son cœur il n’y a pas si longtemps ! Après la sortie du clip de Kery James Musique Nègre, traitant Soral de négrophobe, ce dernier riposte en l’insultant de “chien” de Soros, on se demande bien pourquoi, rejetant encore une fois, la faute sur les juifs, toujours les juifs !!! Sauf qu’il y a à peine quelques semaines, il faisait la pub de… Kery James, allant jusqu’à expliquer que c’est mieux que NTM — car vous l’aurez compris, Soral est un expert en musique (et en boxe et en sociologie et en femmes et en politique et en religion et en fist-fucking et en littérature et en marxisme et en métaphysique et en Tradition et en…) — ; dans un message posté aussi bien sur son site que sur sa page Facebook, comme le démontrent les captures écran ci-dessus ! Quels bouffons alors ! …

Ils ont même osé la phrase : « Et il faut reconnaître que dans les figures libres, Kery James se débrouille plutôt bien. Il ne commet pas de faute conceptuelle majeure. On se demande même s’il ne lit pas E&R ! » commentant son avant dernier clip, Racailles ! Ainsi, il y a 8 semaines à peine, Kery James était un pourfendeur de l’oligarchie (à laquelle appartient Soros) ; mais, aussitôt après avoir traité le gourou de négrophobe, ce qui est vrai, Kery James est devenu comme par enchantement le toutou à Soros ! On n’a jamais vu s’exprimer de la sorte, une telle mauvaise foi, une chutzpah aussi confondante, sans que cela ne suscite la moindre gêne, ni le traître rougissement, heureusement démontrée par de nombreuses captures d’écran qui prouvent encore une fois la supercherie grosalienne. Soral a raison, fort bien ! Mais quel jour au juste ? On imagine que les articles et autres posts Facebook ont été supprimés 5 minutes après la mise en ligne de l’article ; malheureusement pour eux, tout a été enregistré et sauvegardé.


« Et il faut reconnaître que dans les figures libres, Kery James se débrouille plutôt bien. Il ne commet pas de faute conceptuelle majeure. On se demande même s’il ne lit pas E&R ! »


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Donc, pour résumer, il y a encore 2 mois, Kery James était un très bon rappeur qui clashait l’oligarchie, sans aller trop loin, mais qui représentait un espoir selon eux… bla bla puisqu’il était sur la ligne Grosal. Aujourd’hui, il est devenu pire que Booba/NTM/Fouine réunis, pour avoir dit la stricte vérité sur le gourou sénile subutexoïde. Alain Soral a parfaitement réussi sa mission : décrédibiliser la lutte, anesthésier et dégoûter tout le monde et pour un bon moment. Il faut dire aussi que les clowneries de Dieudonné avec son don dérisoire et insultant de 1500 € (pardon, 1 million de francs CFA) à la Palestine ridiculise encore plus tout ce qui a été entrepris depuis 10 ans. Bravo à vous deux. Mission accomplie.

Nous ne saurions conclure sans conseiller vivement à Kery James de systématiquement porter plainte contre ce malade mental, au moindre dérapage.



Dans ce morceau, dont le clip est sorti le 14 juillet 2016, jour noir de la ville de Nice, KeryJames prend habilement le contre-pied de la version officielle des « racailles » : il vise les racailles d’en haut, les nomme, tourne autour du noyau dur.

« Vous avez meurtri le pays jusqu’à l’agonie… Racailles ! »
« Vous ne croyez plus en rien, plus personne ne croit en vous… Racailles ! »
« Entre vous et la rue, y a plus que les CRS… Racailles ! »
« Vous êtes complètement soumis à la finance… Racailles ! »
« Chaque fin du mois à découvert, on a l’impression d’être esclaves du système bancaire…Racailles »
« La rue vous vomit, j’le rends public… Racailles »

Kery James propose un rap social, militant, de la gauche du travail, mais il ne peut s’empêcher de s’en prendre au FN et à Zemmour, qui ne sont pas vraiment les responsables de la crise actuelle, selon la sentence de Chamfort :

Mais un rappeur qui ne s’en prend pas au FN peut perdre son crédit dans les quartiers. Après tout, comme en patinage artistique, en rap il y a des figures imposées. Mais aussi des figures libres. Et il faut reconnaître que dans les figures libres, Kery James se débrouille plutôt bien. Il ne commet pas de faute conceptuelle majeure. On se demande même s’il ne lit pas E&R !

Fin de l’autosatisfaction, cette petite diatribe anti-dominance nous change de Booba et ses textes commerciaux abscons, une sorte de Pierre Boulez de la rime : imbitable, mais qui prend de l’oseille. Ce n’est pas un reproche à l’artiste, mais Kery James tourne habilement autour du pot. Il ne nomme pas le pouvoir socialo-sioniste, il en reste à une condamnation classique du clan LRPS – le pouvoir visible – et s’arrête juste à la limite, à la barrière de feu, là où on commence à se brûler. Il n’a pas dû oublier les mésaventures de Black M, qui a pris la foudre médiatique pour avoir repris la chanson de Doc Gynéco, où figurait un mot très interdit dedans.