La dernière sortie de Robert Badinter concernant la symbolique d’une tête de Macron sur une pique portée par des manifestants est juste ridicule et inacceptable du côté historique. Pourquoi me diriez-vous ? Parce que, tout simplement, toute la république, toute la rhétorique républicaine s’écroulent dans la seconde qui suit dès lors que l’on tient un tel discours, sachant que la révolution a commencé par la décapitation inutile du roi, puis des massacres interminables, notamment le génocide vendéen mais pas seulement, puisque toute la France sera touchée et des centaines de milliers de personnes massacrées. La situation était tellement monstrueuse que nous avons assisté à des scènes de cannibalisme célèbres ainsi qu’à la fabrication de tanneries exploitant la peau humaine et des fonderies de graisse humaine ! Du coup, quand un bon Français fidèle à la tradition révolutionnaire veut symboliser l’injustice, l’escroquerie, le mensonge et la manipulation de l’actuel locataire de l’Élysée par un dessin ou une poupée, tout ceci est naturel et dans l’ordre des choses. Du coup, les leçons à deux sous prodiguées par un faux philosophe, époux d’une autre fausse philosophe milliardaire, ne peuvent intéresser personne.



L’ex-garde des Sceaux a appelé les manifestants à prendre toute la mesure du symbole. 

Invité sur le plateau de « C à vous », sur France 5, lundi 27 janvier, Robert Badinter s’est montré très en colère. Les images d’une manifestation baptisée « retraite aux flambeaux », à Paris, jeudi 23 janvier, ont provoqué l’ire de l’avocat : on y voit notamment des manifestants porter une fausse tête d’Emmanuel Macron au bout d’une pique, entre autres pancartes appelant à sa décapitation par guillotine.



« La représentation d’une tête au bout d’une pique, qui n’est rien d’autre que la continuité d’une guillotine, est, pour moi, à mes yeux, absolument, totalement condamnable. » Celui qui a fait voter l’abolition de la peine de mort en France n’a pas toléré ces images. « Derrière le symbole, il y a la pulsion, et derrière cette pulsion, il y a la haine, et la volonté, par cette représentation, de détruire physiquement l’adversaire. Ce n’est pas tolérable », a-t-il argué.

« Aucune cause ne justifie cela » 

Le ministre de la Justice de François Mitterrand s’est indigné des références à la guillotine et à la décapitation d’un président. « On ne peut pas admettre, dans la République française, qu’on promène la tête…


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France Télévisions

28 janvier 2020