Un ancien ministre, Olivier Véran, une société créée en 3 semaines, un bénéfice à 6 chiffres dès la première année. Voilà de quoi nourrir les curiosités. Surtout lorsque l’on connait le gugusse et son incompétence crasse ! Pourtant, avant de crier au scandale, mieux vaut regarder ce que disent réellement les documents publics. Trois éléments méritent d’être posés côte à côte : la trajectoire professionnelle d’Olivier Véran, son passage contesté à la Santé, et les chiffres de sa société InnOV.
Après sa défaite aux législatives de juillet 2024, l’ex-ministre change rapidement de cap. Le 5 août, il fonde InnOV, une société de « conseil » – donc de pas grand chose si ce n’est un carnet d’adresse et de lobbying – dont les statuts couvrent un large champ : stratégie, communication, mise en relation, lobbying auprès d’entreprises comme d’entités publiques. La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique valide cette reconversion début septembre. Ce mécanisme existe précisément pour encadrer le pantouflage, ce passage du public vers le privé qui soulève régulièrement des questions d’éthique en France.
D’aucuns avaient déjà pointé, dès la création de la structure, le risque qu’un ex-ministre monétise son carnet d’adresses politique. Pourtant la HATVP n’a rien vu, elle estime que le risque n’existe pas ! C’est aveuglant ! Le type est médecin ! Il n’a qu’à reprendre ses consultations !
Rappel du bilan du vaurien Véran !
Pendant la crise du Covid puis lors des débats sur l’hôpital, les critiques n’ont pas manqué. Comment ne pas rappeler sa gestion désastreuse de la crise sanitaire de 2020 avec ses nombreux mensonges, ses manipulations ? Tout a été raté, absolument tout, c’est dingue. Avez-vous déjà oublié le rapport secret caché par Véran, rapport qui démontre sa gestion désastreuse de la crise sanitaire ?
Certains ont dénoncé son Ségur de la Santé pensé pour le court terme. Un an plus tard, une interview télévisée égrène une liste d’urgences hospitalières fermées ou restreintes, d’Orléans à Cherbourg en passant par Cahors. De son côté, Vérantanplan rappelle que l’hôpital arrivait déjà « à l’os » après 20 ans de restrictions budgétaires antérieures à son mandat, et met en avant les revalorisations salariales du Ségur. On ne parlera pas de l’héritage macroniste, ce cadavre en putréfaction : 10 années de destruction méthodique de la France.
Venons-en enfin aux chiffres d’InnOV, ceux qui suscitent le plus de questions. Le procès-verbal de l’associé unique, daté du 1er juin 2026, affecte un bénéfice de 481 073,04 € au titre du premier exercice social, clos le 31 décembre 2025. Les registres du commerce confirment ce résultat net et précisent un détail structurant : la société ne compte aucun salarié.

Ce que ces mêmes registres ne disent pas compte tout autant. Le chiffre d’affaires précis, la liste des clients, la nature exacte des missions facturées restent non communiqués, la société bénéficiant d’un régime de confidentialité partielle des comptes. Aucun appel d’offre public associé à InnOV n’apparaît dans les sources disponibles à ce jour. Impossible donc d’établir, en l’état, un lien entre ce bénéfice et une quelconque faveur institutionnelle : ce lien resterait à démontrer, il va falloir lui poser la question. La société a d’ailleurs entamé, en juillet 2026, un transfert de siège de l’Isère vers Paris, signe d’une activité qui se recentre sur la capitale. Tiens tiens…
Trois faits solides, donc, et une zone d’ombre légitime. La reconversion express est réelle et documentée. Le bilan santé fait l’objet d’un débat public argumenté, dans les deux sens. Le bénéfice spectaculaire d’InnOV, lui, reste pour l’instant un chiffre sans client identifié derrière lui — ce qui appelle la transparence. Faire autant d’argent si facilement, en utilisant son téléphone, est une insulte à la raison alors que la France plonge dans l’inflation et la crise économique.

































