Causeur n’arrive plus à vivre uniquement de ses lecteurs et Élisabeth Lévy l’admet sans détour. Dans son appel du 9 septembre elle cherche 120 personnes prêtes à verser 1 000 euros chacune. Après la réduction d’impôt de 66 % le geste ne coûte plus que 340 euros. Le magazine doit réunir 120 000 euros avant le 25 septembre 2026 pour éviter la fermeture.
Depuis 2022 les ventes en kiosque ont nettement chuté tandis que les coûts de production ont grimpé. Causeur n’a jamais disposé d’un vrai matelas publicitaire pour amortir les chocs successifs. Sa trésorerie trop faible ne permet plus d’absorber les imprévus du moment. Lévy parle d’un véritable SOS car le titre n’a jamais été si proche de disparaître.
Pourtant Causeur se présente comme une revue de droite malicieuse libertaire et attachée aux Lumières. Il a souvent fustigé l’assistanat et défendu la responsabilité individuelle face aux aides. Demander aujourd’hui l’argent des contribuables via le CERFA crée un décalage difficile à justifier, totalement contradictoire avec les diatribes de la Lévy sur les plateaux de CNEWS.
Au fond un magazine que trop peu de gens paient réellement n’a plus de modèle viable. Changer de métier serait plus cohérent qu’une quête fiscale répétée auprès des mêmes cercles. Faire l’aumône avec une déduction de 66 % n’est pas digne de gens qui prônent le libéralisme. Cette réduction n’est pas un don privé puisqu’elle ampute les recettes de l’État. D’autant que l’on ne voit pas où est l’intérêt général dans cette affaire ?

Bizarrerie à noter. Alors qu’elle fait l’aumône pour sauver son torchon, elle vient d’annoncer sur les réseaux sociaux avoir embauché le vaurien Louis Sarkozy ! Ça donne une idée précise du niveau lamentable de ce titre. Faut-il rappeler qu’ils avaient publié il y a quelques années un papier truffé de diffamations et de mensonges concernant Salim Laïbi, un article de réponse a été publié ici même.
D’autres titres de gauche comme Blast ou Mediapart organisent aussi des campagnes de dons sans complexe. Ils assument pleinement un modèle militant financé par leurs lecteurs convaincus avec des tirages infiniments plus importants que ceux d’É. Lévy. Causeur cultive au contraire une fierté libérale qui s’effrite dès que les ventes manquent. Les actionnaires ont déjà recapitalisé le journal à plusieurs reprises dans le passé.
La tromperie Causeur !
Ce torchon qu’elle présente comme « de droite, malicieux, décalé, libertaire » n’est en réalité pas si de droite que ça avec cet appel au donc défiscalisé, très grossier, aligné sur la doxa mondialiste des oligarques et autres multi milliardaires, ultra sioniste assumé ! Cette description est bien plus fidèle au contenu ! On pourrait également conseiller à É. Lévy de s’occuper à diriger Causer plus que ça, dans son bureau, sa rédaction, au lieu de passer son temps sur les plateaux télés et radio du groupe Bolloré ! On n’a jamais vu ça ! Un chef d’entreprise passer son temps en dehors de son entreprise, la pousser à la faillite puis venir chialer sur l’état de la trésorerie !
En réalité toute la presse papier souffre de la même bascule vers le numérique et le gratuit. Les jeunes achètent peu de magazines et Causeur reste un titre de niche aux tirages modestes. La pseudo indépendance affichée a toujours eu un prix que le public refuse désormais de payer pleinement. Au bout du compte le lecteur tranche et s’il n’achète pas assez le titre disparaît. De plus, si on n’a rien à dire de pertinent, rien de nouveau, aucun scoop, travail d’enquête de terrain, vaut mieux arrêter de faire semblant de faire du journalisme et aller alimenter les zincs parisiens et discussions de comptoirs…




























