Nous sommes, ici, face à une véritable manœuvre de déstabilisation de l’exécutif et plus spécifiquement du président de la république qui ne peut être téléguidée que par des personnalités influentes et puissantes. Il est hors de question de penser qu’un jeune homme de 27 ans aussi insignifiant qu’Alexandre Benalla puisse avoir une capacité de nuisance aussi grande. Il semble de plus en plus évident que les jours d’Emmanuel Macron soient comptés et qu’il ne finira certainement pas son quinquennat. Il est, de surcroît, assez culotté de traiter l’entourage d’Emmanuel Macron de mafieux alors que lui-même fricote avec un ex-braqueur aujourd’hui franc-maçon, spécialisé dans la Françafrique (Alexandre Djouhri) ainsi qu’avec un autre délinquant international multirécidiviste lié aux services secrets israéliens, en l’occurrence Philippe Hababou Salomon ! Tout ceci avec un Sarkozy tapi en embuscade qui se rêve d’être une réponse à la crise actuelle, ce qui relève de l’insulte !


L’ancien homme de confiance du président de la République, qui a récemment effectué plusieurs voyages en Afrique et rencontré des dirigeants, affirme aussi avoir toujours rendu compte au président ou à son entourage de ses faits et gestes.

Les liens sont-ils rompus entre le chef de l’État et son ancien collaborateur ? Alexandre Benalla affirme, dimanche 30 décembre, à Mediapart (article payant), avoir continué à échanger régulièrement avec Emmanuel Macron, via la messagerie Telegram, depuis son licenciement de l’Élysée.

Or, la présidence avait assuré ne plus entretenir aucun contact avec l’ancien chargé de mission depuis son licenciement cet été après sa mise en cause pour des violences le 1er mai. « Ça va être très dur de le démentir parce que tous ces échanges sont sur mon téléphone portable », déclare Alexandre Benalla dans cet entretien.

« Nous échangeons sur des thématiques diverses. C’est souvent sur le mode « comment tu vois les choses ? ». Cela peut aussi bien concerner les gilets jaunes, des considérations sur untel ou sur untel ou sur des questions de sécurité. » Alexandre Benalla à Mediapart

Il ajoute échanger aussi de manière régulière avec d’autres membres de la présidence, comme il l’avait déjà affirmé ces derniers jours dans un courrier adressé à l’Élysée.

« Nous avons de bonnes raisons de croire qu’Alexandre Benalla dit vrai », affirme, lundi, sur franceinfo Edwy Plenel. « Il ne faut pas croire l’Élysée sur parole dans cette affaire, ajoute le fondateur de Mediapart. Depuis le début, ils ont essayé d’entraver la marche de la vérité, d’étouffer la première affaire du 1er mai, ensuite d’empêcher que ça devienne une affaire judiciaire, d’empêcher la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Chaque fois, l’exécutif réagit à contretemps, uniquement par les révélations de presse ».

« On continue à me solliciter »

Ces échanges ont eu lieu jusqu’aux récentes révélations de Mediapart sur son utilisation d’un passeport diplomatique pour des voyages d’affaires en Afrique. « Là, le lien est coupé », selon lui. Alexandre Benalla, qui a récemment effectué plusieurs voyages en Afrique et rencontré des dirigeants, affirme aussi avoir toujours rendu compte au président ou à son entourage de ses faits et gestes.

« J’explique que j’ai vu telle personne, je détaille les propos qui m’ont été rapportés et de quelle nature ils sont. Après, ils en font ce qu’ils veulent. Y compris le président de la République, qui est informé en direct », dit-il. L’Élysée…

Photo d’illustration : Alexandre Benalla escorte Emmanuel Macron lors du salon de l’Agriculture à Paris, le 24 février 2018. (MICHEL STOUPAK / NURPHOTO / AFP)