Quand on veut être moralement pur comme le cristal jusqu’a ne plus accueillir l’élixir de vie, on finit par casser.

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Trop de jeûne tue le jeûne, et tue tout court.

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Si le Messie revenait et égorgait le Veau d’or, tout le monde accourrait pour en boire le sang.

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Non Nietzsche, Jésus n’était pas idiot comme le suggérait Dostoïevski. Il était enfant.

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Quoi qu’il fasse, un adulte est toujours ridicule face à un enfant.

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Au fond, les gens font des enfants pour apprendre à ne plus être ridicule.

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La propagande fonctionne quand elle parle aux gens comme à des enfants.

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Les sirènes démoniaques de la propagande sont de plus en plus en laides et chantent de plus en plus faux, mais pourtant les masses leur obéissent plus que jamais… pour y parvenir, la propagande en est venu à leur parler non plus comme à des enfants mais comme à des nouveau-nés !… La manipulation des embryons est l’étape suivante.

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Si Maître Di Vizio avait la voix de Jean Gabin, la France serait sauvée.

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La plus extraordinaire prouesse de la propagande a été de nous persuader que l’anti-vie c’est la vie. Et que la défiance intégrale de la vie, du risque de vie, c’est le bonheur.

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Prochainement, les assureurs vont assureront contre le risque de vie. Il faudra donc payer, de plus en plus cher, pour prendre le risque de vivre, pour vivre.

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Je comprend tout à fait ceux qui ont peur de la souffrance, et j’en suis, sur ce point sainte Thérèse de Lisieux est plus courageuse que moi. Mais je ne comprend pas la peur de la mort. Ce sentiment de peur de la mort m’est étranger, en toute modestie. La seule chose qui me tracasse est de mourir sans avoir accompli mon destin.

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Aucun vaccin ne vous vaccinera contre la peur de la mort.

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Puisqu’on ne peut échapper à la mort, autant lui donner du sens. La mort n’est là que pour donner du sens à la vie, son sens le plus profond, le plus fécond.

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Voilà le plus grand paradoxe : c’est le sens de la mort qui féconde le sens de la vie, et donc la vie elle-même.

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Voir et revoir La beauté du Diable de René Clair, le plus merveilleux film de l’histoire du cinéma, métaphore prophétique du destin français. Faust, Marguerite, Méphistophélès… l’interprétation de Michel Simon à elle seule réduit à néant un siècle de racolage hollywoodien vociférant et tapageur.

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La mort n’est même pas une altération de la vie, c’est tout au plus un changement de direction.

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L’événementialisation de la mort est la chose la plus absurde, la plus malsaine, la plus nocive qu’ait produit l’humanité. Seule l’événementialisation de la naissance a du sens.

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Ce mot « mort » est dépositaire de toute l’ignorance, de toute la superstition, de toute la stupidité, de tout l’aveuglement, de toute la cruauté de l’humanité depuis son origine. C’est évidemment sur la terreur qu’inspire ce mot que Satan fonde tout son pouvoir.

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La peur de la mort est une folie incurable, même avec des milliards de dollars sur son compte en banque.

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La seule richesse est celle qui abolit notre peur de la mort.

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Les enfants sont de grands sages : ils n’ont pas peur de la mort.

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Ne reprochons pas aux gens leur folie, reprochons leur de ne pas l’assumer. Dali avait raison, le génie c’est d’assumer sereinement sa folie.

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Ce Pouvoir démoniaque tyrannique ne nous tient qu’en attisant la peur de la mort. Une seule solution, aimer la vie par-delà bien et mal, mais encore et surtout l’aimer non pas contre la mort mais avec. Amor fati. Ou alors il faut appeler Jean Robin.

 

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