Si vous pensez que le football mondial est un sport comme on devrait l’entendre, à savoir une discipline qui organise des compétitions honnêtes entre équipes tirées au sort, c’est qu’il vous manque des informations cruciales ou que vous êtes d’une naïveté puérile. Tout est calculé et mesuré, rien n’est laissé au hasard. La mafia y est présente (Nicu Gheară…), la corruption endémique, la triche régulière, le dopage impératif… Quant aux journalistes, on apprend qu’un des leurs a reçu une montre de luxe de la part du propriétaire du PSG pour services rendus ! Il est également question dans ce livre de la place centrale de l’israhellien Pini Zahavi dans le façonnage du football moderne.


Espionnage, politique, géopolitique, blanchiment, corruption, valises de billets, super-agents : le beautiful game n’est plus un jeu, mais une industrie. Et comme toute industrie, elle attire des hommes de l’ombre et suscite ses propres déviances, aussi créatives que troubles. De Pini Zahavi, « l’homme le plus puissant du football mondial », à Juan Figer, le doyen des agents, en passant par Kia Joorabchian, La Mano Negra dresse le portrait de ces hommes qui ne se contentent plus d’accompagner les transferts, les clubs et les joueurs, mais redessinent la carte du football mondial au gré de leurs intérêts et de ceux de leurs amis.
Dans un livre brûlant, rythmé comme un thriller et s’appuyant sur des documents explosifs et inédits tels que le contrat de Neymar, Romain Molina nous entraîne de la Russie à l’Amérique du Sud via Gibraltar, Israël et l’Albanie, entre oligarques et services secrets, faux transferts et vraies commissions, fonds d’investissement et paradis fiscaux,  » agents d’or » brésiliens et plaque tournante uruguayenne, cocktails empoisonnés et accidents d’hélicoptère, charters de prostituées et rails de cocaïne.
Bienvenue dans le monde fascinant de La Mano Negra. Mais attention : vous ne regarderez plus jamais le football de la même façon.


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