Voici encore une fois la démonstration que le travail de Hicham Hamza (Panamza) manque de rigueur et dérive vite, de manière totalement gratuite et surtout inutile, vers le sensationnel. Alors que tout ce qu’il va dire dans cet article est juste factuellement et historiquement – du moins presque, tout dépend des sujets traités et de la peine qu’il se donne à vérifier ses sources sur le terrain – il va conclure d’une manière totalement hasardeuse, pour ne pas dire fausse, en affirmant péremptoirement que le pentagramme à l’endroit est du satanisme ! Bien sûr que non ! Autrement il n’y aurait plus de différence entre l’endroit et l’envers, le + et le -, le bien et le mal… Il ne suffit pas de glaner des infos ici et là sur Wikipédia pour écrire un article sérieux et produire une analyse juste.



L’auteur de « Obey », Shepard Fairey, voulait justement dénoncer la programmation mentale en reprenant le fameux mot d’ordre du film de John Carpenter Invasion Los Angeles (1988). C’est donc un message anti-propagande capitaliste-populiste et surtout anti-autoritaire évident. Quand bien même tout ceci correspondrait à l’inverse de la réalité et que l’artiste cacherait son véritable dessein, encore eût-il fallu le démontrer clairement.

Bien sûr que le satanisme est la religion des élites, que la pédocriminalité est une quasi norme, que l’usage de toutes sortes de drogues est commun, la consommation de prostitué(e)s et de boîtes échangistes, à la mode… Sauf que ce dessin de l’Élysée ne le prouve pas ; ce pentagramme n’a rien de satanique bien au contraire, il suffit de faire un peu de symbolisme, d’étudier René Guénon, pour s’en convaincre. Le pentagramme est symboliquement la représentation de l’Homme ou du microcosme ! La figure géométrique du pentagramme est basée sur la proportion dorée. La signification de ce pentagramme à l’endroit peut être inversée dans le sens où l’homme se divinise lui-même mais ceci nous éloigne un peu du sujet initial de « Obey »,  l’œuvre de Shepard Fairey. C’est le sens que donne la franc-maçonnerie à la symbolique du pentagramme et que l’on retrouve un peu partout (drapeaux des nations, documents officiels…).

C’est comme si, en observant un chrétien avec sa croix classique au cou, Panamza nous affirmait : « C’est un sataniste ! Regardez sa croix, si on la renversait, elle ressemblerait à la croix inversée des satanistes ! »  Même le sataniste assumé Éliphas Lévi le dit clairement et fait la distinction entre les deux (Aleister Crowley aussi…) !

C’est ce genre de déductions fausses qui discréditent la lutte contre le système et ses dérives et c’est bien dommage. C’est comme le fait de vouloir trouver une origine juive à tout ce qui tourne mal (spécialité soralienne ou ryssenienne), comme si parmi les chrétiens, les musulmans et les athées, il n’y avait pas assez de personnes foncièrement incompétentes, mauvaises, malhonnêtes, hypocrites, voire criminelles… C’est tellement plus simple, ça permet de ne jamais se remettre en cause et de se positionner en éternelle victime et d’en faire un business (Dieudonné, Soral…).


Le dessin dans l’étoile est celui du visage de André the giant (célèbre catcheur français) et certainement pas le Baphomet comme le démontre simplement la photo ci-dessous :