Chroniques-Dortiguier


Earnest-Albert-Hooton


Le plan Hooton réalisé en Allemagne


L’on égrène le chapelet du  multiculturalisme, auquel aucune intelligence logique ne croit vraiment, car la culture est une unité de vue et non un éclatement, et qu’en réalité il n’existe qu’une manière de s’élever et plusieurs de courir sur la terre plate ! Cette idée est même antireligieuse, car s’il est vrai, pour reprendre une image attribuée à Issa (béni soit-il), qu’il y a plusieurs demeures dans la maison de son père, cette dernière est singulière, tout comme un cercle ou une figure s’y soumettant n’a qu’un point !

Nous pouvons voir se réaliser sous nos yeux, dans le pays qui eut des centaines de milliers de femmes violées par l’Armée rouge, et ses alliés « occidentaux », une suggestion faite par l’anthropologiste US, enseignant à Harvard et aussi stomatologue, Earnest Albert Hooton, formulée le 4 janvier 1943 dans un journal de la côte Est, que l’Allemagne reconquise (puisqu’elle avait déjà été partiellement occupée après le premier conflit mondial) devrait être composée de peuples étrangers, surtout d’hommes non mariés, afin que les femmes puissent altérer ainsi cette puissance germanique si redoutable. La prescription se réalise après que le taux de fécondité du pays, comme il était annoncé dans les périodiques américains, devait chuter et donc permettre un ralentissement de l’activité allemande, quoiqu’un minimum de rentabilité fût jugé nécessaire. L’on se référera à l’article dont on ne lit que des bribes, mais qu’une maison d »édition allemande a reproduit naguère.

Évoquer ce vieil article fera hocher la tête à ceux qui croient que l’histoire est une succession de coups de tête, et que seule une théorie du complot focalise les esprits sur ce genre de prescription biologique. Cependant à qui fera-t-on accroire que les arrivants n’ont pas été encadrés, financièrement soutenus pour parcourir les longues voies européennes et venir aussi discrètement, mais de manière accélérée, en charters ?


Heureux  temps, mais l’âge des Hooton et des Soros, de ceux qui remplacent Adam et Eve par des primates est arrivé, son règne est obscur, sa lumière artificielle et menteuse.


Faisons abstraction d’une quantité de nationalités qui ont leur gouvernement et ne sont pas en guerre, comme au Maghreb et dans d’autres endroits, et ne considérons que les pays ravagés par les hostilités, tels la Syrie, l’Irak etc. Que peut être le sens de pareille immigration, ou de porte ouverte en Europe que de vider les lieux pour permettre ainsi une meilleure exploitation des patries abandonnées, en offrant la capacité d’une plus grande respiration aux poumons sionistes ? Ce lien n’est pas aperçu par ceux mêmes qui condamnent les abominations et les représailles saoudiennes et leurs alliés de la dite coalition arabe  ou sioniste en Orient.

Et à cet égard, l’extrême-gauche joue un rôle actif, en attendant de céder la place à d’autres tendances : sur le net, en effet, se trouve une sentence de Lénine tirée de l’édition moscovite de ses œuvres complètes que les nations séparées disparaîtront, s’agrégeront et se fondront. C’est ce  que nous sentons venir, à savoir le vrai communisme, une étoile rouge sur le monde ! Et une seule !

Les connaisseurs de cette histoire américaine, à l’âge des Hooton, font ressortir que celui-ci ne croyait pas aux races humaines distinctes, qu’il pensait qu’il descendait d’un primate et que seuls ceux-ci nous devaient être présentés comme nos ancêtres. Il est possible de caricaturer ; mais ce qui échappe aux déformations polémiques est la date de nombreux pamphlets, dont le très célèbre Germany must perish de Kauffmann ; ce dernier date du printemps 1941 avant l’entrée en guerre des États-Unis, des mois avant Pearl Harbour ! Nul doute que des Allemands réfléchissent au passé et qu’il en résultera une animosité raisonnée, non pas passionnelle, qui se retournera contre l’Occident ou ce mondialisme qui a médité leur abaissement.

Le ton est allé si loin, chez les mondialistes, qu’il a été proposé par un insolent de rendre l’anglais langue officielle de la République allemande fédérale fondée à l’automne 1949 ; et ce serait la conséquence d’une ouverture totale de l’Allemagne au monde, et le cas de redire avec le fabuliste français méridional, de mère espagnole, Florian, au 18ème siècle et qui faillit mourir dans sa cellule au temps de la Terreur, sans la chute providentielle de Robespierre, dans sa nouvelle en prose « Pierre, Nouvelle Allemande » (je cite de mémoire) : « La langue allemande est difficile, presque aucun Français de l’apprend et c’est dommage, nous perdons à ne pas lire leurs œuvres du plaisir et eux de la gloire… » Il ajoute que les femmes deviendraient plus chastes, à lire leurs poèmes religieux (et de citer le Suisse Gessner et sa Mort d’Adam, qui avait été traduite en français) et les hommes acquerraient de la vertu, « Personne ne dormirait au sermon » ! Heureux temps, mais l’âge des Hooton et des Soros, de ceux qui remplacent Adam et Eve par des primates est arrivé, son règne est obscur, sa lumière artificielle et menteuse.

Citons encore, mais en l’éclairant par le temps présent, la formule d’un ami de Goethe et son visiteur, l’Anglais Carlyle, honneur des lettres, et tête solide, que « The future of Germany is the future of the world » ou l’avenir de l’Allemagne est celui du monde ! No comment !

Pierre Dortiguier