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Après avoir changé de nom — croyant sans doute conjurer le sort ou pouvoir se refaire une virginité après les scandales ayant submergé les ténors du parti — ce rassemblement de frères ennemis de l’ex-UMP, devenue Les Républicains,  ont lamentablement échoué dans leur tentative de donner une image d’unité. Ils se sont donnés en spectacle devant la France entière, faisant ressurgir les vieux démons de la politique politicienne, échouant même de faire illusion et de donner ne serait-ce que l’image d’une unité de façade. En vérité, le mal est plus profond car le problème ne se limite pas à un simple choix de personnes aussi compétentes et honnêtes les unes que les autres. Le mal est dans cette situation grotesque qui invite des militants complètement endoctrinés, voire formatés, à choisir entre la peste et le choléra. Car pour quelle raison les Français devraient-ils être condamnés à choisir entre un Sarkozy de Nagy Bogsa et un Alain Juppé, tous deux connus pour leurs lourdes casseroles et ayant eu maille à partir avec la justice ? Une telle situation invite à lire ou relire le chef-d’œuvre de Simone Weil qui a admirablement su mettre en lumière l’absurdité des partis politiques en général. Non, nous n’avons pas oublié, LR = UMP = PS = FN ! Tous des corrompus à la solde de l’empire !


[citation source= »FranceTV Info »]Au lendemain du congrès fondateur, les leaders des Républicains se sont succédé ce dimanche 31 mai pour livrer leur vision de l’avenir. Malgré l’unité voulue par Nicolas Sarkozy, tout le monde est encore loin de tenir le même discours. Samedi, Alain Juppé et François Fillon ont essuyé les huées des militants Sarkozystes. Pour leurs premiers pas, Les Républicains se sont écartés de la ligne du rassemblement. Une sortie de route relativisée ce soir par un Nicolas Sarkozy un peu agacé : « Je regrette les quelques sifflets, mais quand vous avez 15 à 17 000 personnes devant vous, vous ne pouvez pas contrôler que chacun puisse se tenir parfaitement », a justifié le président du parti.

L’offensive du maire de Bordeaux: Mais au sein du parti fraichement refondé, les couteaux s’aiguisent plus que jamais. Nathalie Kosciusko-Morizet, numéro 2 pourrait perdre son poste. Elle assure ne pas le craindre et continue de jouer la carte de la différence, voire de l’irrévérence : « Pour moi, ces sifflets c’est la résurgence de l’ancien parti, de l’époque où l’on fonctionnait par plébiscite et à l’applaudimètre ». La campagne des primaires est déjà lancée, Alain Juppé est passé à l’offensive aujourd’hui : « Nicolas Sarkozy a le parti, moi pour l’instant j’ai l’opinion, mais j’organise ma petite PME. Parfois, il arrive que des PME performantes soient plus efficaces que des grandes entreprises du CAC 40 ».[/citation]