Mais où s’est-il donc caché, dans quel trou a-t-il trouvé refuge ? Il suffit de lire le passage concernant l’Algérie dans son interview très récente réalisée par Jeune Afrique pour comprendre à quel point ce type est mauvais, incompétent et insignifiant ! Selon Monsieur Lakhdar Brahimi, à deux mois seulement du début de la révolution du 22 février, il ne voyait absolument aucune crise pointer le bout de son nez en Algérie ! Pour lui, Abdelaziz Bouteflika possédait une légitimité populaire extraordinaire ! La suite lui a donné tort comme tout le monde peut le constater aujourd’hui, car ce monsieur n’était rien d’autre qu’un pseudo diplomate nourri au cachir et dont la mission consistait systématiquement à redorer les quinquennats et le blason de Bouteflika afin que le système puisse perdurer encore quelques décennies ! C’est aussi la preuve qu’il vivait sur une autre planète, très loin des préoccupations des Algériens.


Dans votre pays, la présidentielle approche, et le dernier rapport de l’ICG prévoit une crise majeure en 2019. Cette crise est-elle ­évitable ?

Moi, je ne prévois pas de crise. Je ne crois pas qu’il y aura une crise majeure en 2019 ni en 2020. Récemment, j’ai voyagé un petit peu à l’intérieur du pays et j’ai l’impression que l’Algérie se porte plutôt bien. Les gens politiquement corrects disent que le président ne devrait pas se présenter pour un cinquième mandat. Mais moi, ce que j’entends, c’est que la plupart des personnes qui veulent être candidates précisent aussitôt : « À condition que Bouteflika ne se présente pas. »

En fait, au Maghreb, le bât qui blesse, c’est la Libye, c’est à la Libye qu’on a mal

Le président n’est pas vraiment contesté en Algérie, ni par la classe politique ni par la population. Les gens lui sont profondément reconnaissants d’avoir restauré la paix après la décennie noire et reconstruit les infrastructures. La décennie noire n’a pas seulement été marquée par des dizaines de milliers de morts. Il y a eu aussi des destructions terribles…