C’est à peine croyable et digne d’un article du Gorafi ! Comment se fait-il que tous ces policiers n’aient pas réussi à interpeller et mettre hors d’état de nuire une seule personne malgré les pistolets électriques qui étaient censés justement diminuer la mortalité et ce genre de bavure ! Comment se fait-il que le policier n’ait pas visé les jambes ? Cet énième dérapage des forces de l’ordre démontre à quel point certains agents sont très mal formés et également très bien protégés ; autrement il ne se serait pas permis un tel le comportement !


Dimanche soir à Menton, dans les Alpes-Maritimes, un homme sans domicile fixe a été tué par un policier alors que les forces de l’ordre tentaient d’empêcher ce SDF de mettre fin à ses jours.

Les faits se sont produits dimanche soir dans un square de Menton, commune des Alpes-Maritimes. Nos confrères de France Bleu, s’appuyant sur les éléments fournis par le syndicat UNITÉ SGP POLICE FO, rapportent qu’une équipe de police-secours avait été appelée à intervenir auprès d’un homme sans domicile fixe qui menaçait de se suicider. Des riverains avaient donné l’alerte après avoir remarqué que l’individu était particulièrement agité.

L’homme tué, suicidaire, aurait agressé un policier

Sur place, les forces de l’ordre ont d’abord tenté de maîtriser l’homme, à l’âge non indiqué, mais sans succès. L’individu apparaissant toujours décidé à mettre fin à ses jours en s’ouvrant les veines avec un couteau, les policiers ont essayé de le maîtriser. L’usage d’un pistolet à impulsion électrique (Taser) s’est révélé inefficace. C’est alors que l’homme, visiblement excédé par les forces autour de lui, aurait retourné son arme contre l’un des policiers présents. Une menace prise très au sérieux par l’un des collègues du fonctionnaire qui a sorti son arme à feu et tiré sur l’assaillant, le tuant.

L’IGPN saisie de l’affaire

Si, de par son récit, le syndicat pense fortement que le policier ayant ouvert le feu a agi en situation de légitime défense, une enquête a été ouverte pour déterminer avec exactitude la responsabilité de chacun dans les faits. Le policier mis en cause était intégré depuis deux ans environ. L’inspection générale de la police nationale (IGPN ou « police des polices » a été saisie dans le cadre de l’enquête.


Photo d’illustration : une voiture de police. Image d’illustration. Christian Mueller / Shutterstock.com

Gael Brulin

24 Matins

12 août 2019