Nous avons déjà évoqué, sur ce site, cette affaire Patrick Mennucci. Il s’agit de la fabrication d’attestations de faux témoignages, utilisées devant le Conseil Constitutionnel, afin d’enclencher une procédure d’invalidation de l’élection législative de 2012, procédure initiée et déposée par Monsieur Omar Djellil. Toujours fourré dans les bons coups, celui-là.

L’enquête est rocambolesque et digne d’un cirque qui ne peut prospérer que dans la cité phocéenne. Même Madame la procureure de la république s’est demandé pourquoi Monsieur Omar Djellil n’avait pas été inquiété ? Comment est-il possible que Madame Lisette Narducci et Michelle Azoulay, sa cheffe de cabinet, n’aient pas été inquiétées à leur tour ? Tout ceci n’est pas très sérieux et est indigne d’une justice exemplaire. Comme par hasard, seuls ont été condamnés Monsieur Farid Soilihi à un an de prison ferme et accessoirement un de ses collègues à une peine assortie du sursis ! Les vrais lampistes de cette affaire comme l’explique parfaitement l’avocate de Monsieur Patrick Mennucci dans l’article de La Marseillaise ci-dessous.

Monsieur Omar Djellil, celui qui se présente comme le chevalier blanc de la politique locale marseillaise, se retrouve impliqué encore une fois dans une sombre affaire. Comment est-il possible que Monsieur Omar Djellil, la personne qui va déposer le recours au Conseil Constitutionnel et garnir son dossier d’attestations de faux témoignages, ne soit pas inquiété pour de tels faits pour le moins délictueux ? D’autant que ce n’est pas la première fois qu’il est impliqué dans la production de documents frauduleux comme lors du hold-up de la mosquée Camille Pelletan ! Il est évident que ce monsieur est un agent du système mafieux local, un homme à tout faire, actionné par des personnes peu scrupuleuses et encore moins respectueuses des lois, qui le protègent lorsque leurs magouilles tournent au vinaigre.

Est-ce possible que le receleur du cambriolage d’un grand entrepôt qui se fait épingler par la police avec toute la marchandise chez lui, ne soit pas inquiété par la justice lors du procès ? Vous pouvez être certains que ses complices vont chercher à lui faire du mal car pour eux, c’est lui la balance, autrement il se serait trouvé avec eux à la barre du tribunal. Ceci est de la pure logique de base, accessible à un enfant de cinq ans. Le cas de Monsieur Omar Djellil est encore plus choquant, voire comique. C’est-à-dire que son nom sera cité aussi bien par le président du tribunal, que par Madame la procureure et la défense du plaignant. Sauf que l’intéressé n’a pas du tout été inquiété via une mise en examen par la juge d’instruction !!!


Une officine de fausses attestations a cherché à invalider l’élection en 2012 du député socialiste.

Le juge : « Y a-t-il un instigateur à tout ça ? Omar Djellil ou quelqu’un d’autre ? »

Boudant leur procès, deux des auteurs d’attestations mensongères produites devant le Conseil constitutionnel par un candidat sans étiquette, Omar Djellil, pour tenter d’invalider les élections législatives de juin 2012 remportées haut la main par Patrick Mennucci dans la 4ème circonscription, ont été condamnés hier par le tribunal correctionnel de Marseille. Une peine d’un an ferme a été prononcée contre Farid Soilihi, candidat des Écologistes indépendants décrit par le procureur pour être « en magouille incessante ».

Son casier judiciaire à 5 condamnations ne le rendait plus éligible au sursis. Durant l’instruction, il révélait avoir été embauché en novembre 2012 au conseil départemental comme « agent financier au service de la comptabilité de la direction des transports et des ports » et reconnaissait « avoir obtenu ce poste par l’intermédiaire de Jean-Noël Guérini ». Son ami Abdourazak Bakari qui tenait un bureau de vote, a écopé de 6 mois avec sursis.

« Si ça avait été Gaudin c’est clair que j’aurais réfléchi »

Plantant le décor de ce théâtre d’ombres, le président Fabrice Castoldi s’interrogeait : « L’enquête a examiné 9 attestations pour n’en retenir que 3. Y a-t-il un instigateur à tout ça ? Omar Djellil ou quelqu’un d’autre ? Y a t-il eu une ou plusieurs réunions conspiratives ? » Patrick Mennucci avait déposé plusieurs plaintes sur les agissements d’une officine orchestrant une campagne de rumeurs et de production d’attestations signées par des électeurs modestes souvent en quête de logement sociaux qui ont reconnu avoir faussement attesté que M. Mennucci distribuait de l’argent liquide en échange du vote de la communauté comorienne. « Le nom de Mennucci ne me disait rien. Si ça avait été Gaudin c’est clair que j’aurais réfléchi avant de signer » lit-on dans un PV d’audition.

Sur vingt personnes impliquées, seules deux ont été renvoyées en correctionnelle au terme d’une enquête tronquée pour les uns, « imparfaite » pour la procureur Brigitte Lanfranchi qui a tenu à lire la conclusion du magistrat instructeur : « Il sera rappelé qu’Omar Djelli à l’origine du recours formé devant le Conseil constitutionnel comportant des attestations litigieuses a depuis l’origine adopté une attitude pour le moins ambivalente finissant de façon inédite par mettre en cause directement Michelle Azoulay et dans une moindre mesure Lisette Narducci. »

« Que ceux qui ont organisé ce concert frauduleux sachent que nous le savons ! Il y a eu des réunions conspiratives dans lesquelles des gens ont voulu m’abattre. Ces gens vivent de magouilles et de saletés. Ce sont des mercenaires qui n’ont aucune conviction politique » a dénoncé l’ancien député PS constitué partie civile. Son avocate Me Béatrice Dupuy a pointé l’implication de Lisette Narducci, « guériniste à ce moment là » et sa future chef de cabinet en mairie des 2/3, Michelle Azoulay, « la dame blonde en mini qui accompagne au commissariat une fausse plaignante ».

« Donc c’est signé tout ça. Et aujourd’hui on a un lampiste Bakari et […]


David Coquille – La Marseillaise