neyret


Une peine si légère pour des crimes si graves, c’est encore plus grave que le crime initial ! La justice française n’est pas sérieuse et ne répond à aucune logique qui puisse expliquer un tel laxisme. Elle ne peut également être dissuasive non plus ; elle est donc permissive. Voler 1000 € ou 100.000.000 d’euros est presque pareil, voire moins grave, dans le second cas, si l’on réfère aux condamnations ridicules des politiques voyous qui ont détourné des centaines de milliers d’euros et qui n’ont écopé que de peines assorties du sursis !!!


La peine réclamée contre l’ancien numéro deux de la PJ de Lyon est assortie d’un sursis de 18 mois. Pour les procureures, le policier «aux méthodes innovantes» s’est fait corrompre par des escrocs qui ont su exploiter son goût pour le luxe.   «C’est l’histoire d’un grand flic, mais aussi d’un électron libre qui s’est fixé ses propres règles. C’est aussi l’histoire sulfureuse entre la police et ses informateurs où le pouvoir change de main.» C’est ainsi qu’ont été résumées par la magistrate, Annabelle Philippe, plusieurs semaines d’audience à Paris où est jugé Michel Neyret, l’ancien numéro deux de la PJ de Lyon et contre lequel 4 ans de prison dont 18 mois avec sursis ont été requis.

Ce lundi a été consacré aux réquisitions des neuf prévenus impliqués dans ce dossier. Durant plus de quatre heures, deux représentantes du parquet se sont relayées pour évoquer cette affaire au cœur de laquelle se trouve Michel Neyret et pour lequel tous les superlatifs, mêlés de louanges, ont été utilisés. «Neyret, star de l’antigang», «Neyret, un policier hors du commun», «Neyret, un fonctionnaire exceptionnel aux méthodes innovantes» , «Neyret, un meneur d’hommes à la personnalité charismatique» et «Neyret qui reste encore une légende pour beaucoup», souligne le parquet.

Dans ces conditions, s’attaquer à un fonctionnaire de police qui a mené durant des années une brillante carrière, n’a pas été une tâche facile pour Annabelle Philippe. En habituée des réquisitions, celle-ci confesse qu’il est plus commode d’abattre le glaive de la justice sur la tête de voyous qui ont volontairement choisi la voie de la délinquance plutôt que sur celle d’un serviteur de l’État qui fut «un grand flic». Mais pour elle et sa collègue, Aude Duret, Michel Neyret s’est fourvoyé en voulant faire des belles affaires «à tout prix». Quitte à «violer la loi, et à mettre à l’écart sa hiérarchie et l’autorité judiciaire». Michel Neyret décrit aussi comme «égocentrique» aurait donc appliqué la loi selon sa propre loi.

Mais pour les magistrates, ce dernier n’est pas à l’origine du «pacte de corruption» évoqué à l’audience. Il s’est fait, selon elles, corrompre par deux escrocs qui ont vite repéré et exploité «le talon d’Achille» du commissaire divisionnaire: les voitures et le goût pour le luxe.

Une écoute téléphonique portant sur une conversation entre ces deux voyous est d’ailleurs rappelée au cours des réquisitions. Les deux hommes relatent la belle vie qu’ils offrent au policier en le faisant baigner dans le luxe. «Il fait le beau au bord de la piscine, il roule en Ferrari, il se fait masser», disent-ils en parlant ensuite du fonctionnaire comme un investissement. «On l’a avec nous pendant dix ans et, plus ça va aller, plus il va prendre du grade», dit l’un d’eux. Michel Neyret, qui aurait profité des largesses des deux hommes en se voyant offrir des montres Cartier ou Chopard mais aussi des voyages, aurait été à leur merci. Les rôles se seraient alors inversés. «Le policier se transforme en informateur policier en leur fournissant des informations au quotidien», relève Annabelle Philippe.

A plusieurs reprises, Michel Neyret aurait violé le secret professionnel pour informer ces deux hommes, qui, absents au procès, se sont vu réclamer 5 ans de prison avec mandat d’arrêt ainsi que de lourdes amendes de 250.000 euros pour l’un et de 100.000 euros pour l’autre. Douze mois de prison avec sursis ont été requis contre l’épouse de Michel Neyret qui aurait goûté en toute connaissance de cause à ce train de vie.

Mais précision terrible, la magistrate doute que ces informateurs aient pu servir. Michel Neyet qui, à ce moment-là, s’intéresse à […]