Les-Losers-Courrier-Licteurs


Dans la rubrique « Courrier des licteurs », voici une analyse politique du dernier show pathétique du rapprochement Gollnisch/Soral dont Stéphane Blet serait l’initiateur (selon ses propres mots, sur sa page Facebook). Une analyse politique fine qui revient sur l’histoire de Gollnisch au FN ainsi que son éviction au profit de Marine… Un travail que vous ne rencontrerez pas sur le site de la secte et certainement pas dans les médias officiels. Merci encore une fois à Adam de Lacave pour ce travail.


Soral/Gollnisch : le choc des losers !


On sait que Grosal est obsédé par son physique et l’anatomie des autres. Il ne parle littéralement que de ça. L’ancien danseur du Palace aime le biscoto luisant et l’esthétique de l’éphèbe, même s’il n’a jamais été capable de rendre photogéniques ses guiboles dignes d’un lapereau de six semaines dont son entourage se moque dès qu’il a le dos tourné. 

Depuis qu’il est entré en dissidence, Lapinou traite d’obèse quiconque n’a pas les mensurations requises par le canon esthétique qu’il tient de la rue Saint-Anne : LLP, Paul-Éric Blanrue, Olivier Mukuna, Jean Bricmont, Marc George, Joe Le Corbeau et tant d’autres fortes carrures en ont fait les frais. Tous rient d’ailleurs de bon cœur à ces basses insultes dignes de la cour de récréation d’une école d’enfants battus par un père violent ! Ayant aujourd’hui une trogne de vieillard ayant raté tous ses sevrages, Tête de Genou n’a toujours pas surmonté émotionnellement le temps où ses camarades et sa propre famille le surnommaient  “le gros loulou”. Mais attention, notre amateur de régimes à base d’opiacés, n’a jamais eu le courage d’adresser ce genre d’injures à son vrai-faux ami Dieudonné, très en surpoids ces derniers temps (une contrariété le ronge, peut-être ?), ni a Michel Drac ou Piero San Giorgio et il ne les administrera plus non plus à Bruno Gollnisch qu’il tente depuis un an de séduire comme un vieux pimp en quête d’une nouvelle pouliche.

Alors, Soral, qu’en est-il de “l’Obèse Gollnisch” ? On en cause ? Un nouveau “Gros Porc” a-t-il rejoint les rangs de ton Fight club dont tu es contraint de tripler le chiffre des membres pour le rendre crédible aux yeux des internautes ? Que vient-il faire chez ER, Gollnisch ?


« Son rapprochement avec Soral est désormais logique. Que peuvent faire deux losers quand ils dégringolent ? Pas grand chose : il peuvent se croiser durant leur vol plané, se rapprocher et tenter de s’allier quelque temps ! »


Soral ne nous répondra pas. Ou il vous dira comme toujours l’exact contraire de la vérité. Alors nous allons tout vous expliquer, clés en mains.

D’abord, le constat. Depuis 10 ans (l’ancien animateur télé et pigiste du magazine féminin “20 ans” est entré au FN en 2006, on est en 2016 !) Soral a tout joué et a tout perdu. Déveine sur déveine, toute sa stratégie s’est effondrée comme un château de cartes ! À l’heure où j’écris, son avenir est derrière lui.

Il a d’abord abattu la carte Marine. Elle représentait la jeunesse, l’avenir, c’était la Madone des sondages qui laissait présager le gain d’une éventuelle cagnotte élyséenne en 2012 ou en 2017 à se partager entre amis, avec places, postes, distinctions, ambassades en Russie, et j’en passe : sur le papier c’était malin ! En vrai, Gros Loulou est tellement imbuvable et ses sabots sont si gros pour ses pieds si maigres qu’elle lui a dit d’aller se faire voir chez les Grecs, elle qui pourtant les apprécie plus qu’à son tour. C’est assez dire s’il avait appuyé sur la pédale forte !

Grosal a ensuite tenté de lécher à grandes eaux les babouches du Mamamouchi de Montretout. Il s’est mis à le surnommer Jean Gabin pour se le mettre dans la poche en deux temps, trois mouvements, croyant que le bonhomme, croulant sous les flatteries depuis 50 ans, était sensible à la flagornerie des nouveaux venus ambitieux dans son genre. C’était miser sur le canal historique ce coup-ci pour récupérer l’image de la révolte anti médiatique du « détail » avec toujours en ligne de vue la récupération du fabuleux héritage, la cagnotte, le château, le nom du parti et les militants au garde-à-vous devant un nouveau Führer ! Catastrophe : non content de contribuer directement à faire perdre JMLP en 2007 avec sa doctrine schizo “gauche du travail, droite des valeurs”, Soral a tant cassé les oreilles de l’Ancêtre qu’il a fini par lui préférer le thé du Calife de Bobigny et les francs-macs de Memphis-Misraïm de Chauprade !


Soral-Gollnisch-losers-LLP


Aymeric Chauprade, tiens, un autre atout qui s’est envolé de la manche du grand saucisson, en lui envoyant au passage, comme cadeau d’adieu, une petite crotte sur son mont chauve alors que les troupes d’ER avaient quelques mois avant assuré sa campagne gagnante de député européen ! Encore un magnifique plantage en direct live signé Soral 1er, le “Petit capo qui râle” et qui perd systématiquement, avec une minutie qui stupéfie toutes, absolument toutes ses batailles, ses plans, ses complots tortueux, ses délirantes manœuvres menées contre ceux qui osent porter le fer contre ses idées navrantes et dérisoires !

Enfin, souvenons-nous de Florian Philippot, la “divine surprise” du néo-FN dont les soraliens soutenaient, la bouche postillonnante d’émotion, qu’il avait “pompé” les thèses socialo-économiques soraliennes alors que leur énarque si sympa était tout bêtement chevènementiste comme l’avait été Soral après être passé par le PCF et avant d’adhérer au FN (un coup à droite, un coup à gauche, je t’embrouille !).

Et puis l’ambitieux mariniste a soudain disparu des radars dissidents ! Pas assez soumis au Maître de Logos, trop dévalué chez les militants, jouant sa partition pour les médias aux ordres et la dédiabolisation à outrance, gaullo-gaulliste pas rigolo et surtout super gay assumé (car chez Soral, on fait des choses, mais on ne dit pas ces choses tant qu’on n’est pas chopé : c’est leur définition de la droite des valeurs !).


« … absence de cohérence idéologique, manque de charisme et de sens politique du sympathique Bruno Gollnisch.[…] Quant à son courage sur un certain sujet que Marine préfère stratégiquement éviter, rappelons qu’il s’est couché à son procès devant Maître Jacubovitz pour ne pas avoir à débourser trop d’argent »

Soral concernant Gollnisch. Source


Après ces défaites et ces ratages, qui restait-il à draguer ? L’exercice revenait à aller faire de la spéléo dans les poubelles de la politique. Parmi quelque noms qui penchaient vers la tombe, il ne restait plus guère que celui que le grand vizir d’ER avait jadis traité de tous les noms : de traître au Vieux, de libéral, de mou du gland, de lâche, de nationaliste bourgeois… Pas de bol, c’était la dernière carte FN qui restait sur la table de poker ! Le der des ders de la troupe de la FN Cie avant que le croupier ramasse la donne et siffle la fin de la partie ! Celui dont Soral ne voulait absolument pas dans son écurie tant il est à l’opposé de sa pensée sur à peu près tous les points.

Il y a encore cinq ans, on aurait prophétisé à Soral qu’il serait le supplétif de Gollnisch, il en aurait aussitôt vomi son plat de lentilles sur les pieds de Stéphane Rovidati, alias « le fantôme » ou « téléchatte », pour les intimes !

Tout a changé ! Le voici donc, Gollnisch, courtisé par ceux qui n’ont cessé de lui cracher à la figure depuis 10 ans, attendant d’être distribué, dans les coulisses, semblable à une vieille actrice que plus aucun metteur en scène ne veut engager, et qui se décide, pour sortir de son isolement, et puis faire parler de sa petite personne, et aussi bénéficier des feux de la rampe une dernière fois, se résout de faire un ultime coup de pub en jouant dans un film X !

Révolutionnaire, Gollnisch ? Le “Chavez français” ? Laissez-nous rire ! Un ami de l’islam apte à réaliser la réconciliation nationale sauce Grosal ? Allons, il est sur la même ligne de MLP, il suffit de lire ses éditos sur son blog personnel pour s’en rendre compte. C’est un catholique bon teint de province, dont le frère, Mgr Pascal Gollnisch, s’occupe des fameux “chrétiens d’Irak”. L’islam et la France, pour lui, c’est incompatible, ou alors les musulmans doivent la boucler une fois pour toutes pour les beaux yeux de Marianne.


« On rappellera qu’au temps où Gollnish se voyait déjà successeur du père Le Pen, il avait rassemblé une team secrète autour de lui destinée à se débarrasser du Patron ainsi que de sa fille. »


Ah ! bien entendu ! En 2013 le gros Gollnisch a eu le culot de faire le geste de la quenelle lors d’une séance de l’Assemblée Rhône-Alpes ! C’était bien joué ! Mais qui ne l’a pas faite à cette époque, cette quenelle, moins par plaisir d’ailleurs que pour défendre les droits d’expression d’un comique qui ne s’était pas encore déballonné et lancé dans la bizzidence en qualifiant de traîtres ceux qui ne payent plus leurs places à ses spectacles ?

Et puis, s’il est vrai que Gollnisch a eu à faire au Lobby (comme tous les membres de l’ex-dissidence, entre nous soit dit !), rappelons-nous aussi qu’en 2012, cet universitaire de 65 ans à la retraite, qui sait penser, réfléchir, voir venir et estimer les forces en présence, alors chef de file du Front national en région Rhône-Alpes, s’était dit prêt à voter pour Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle, car il était selon lui « le candidat le moins pire » ! (Lire ici) Vous ne rêvez pas ! Sarko l’Israëlien, l’Atlantiste, lui, « le moins pire » ? Soral, pourquoi tu tousses ? Tu reprendras bien un petit Subu ?


Rappel historique


Il est temps de révéler un point de détail extrêmement important dans l’histoire interne du FN. Gollnisch passe parfois pour un fidèle d’entre les fidèles, l’homme qui n’a jamais trompé Le Pen, le gars gentil resté sur la ligne du parti jusqu’au bout de la nuit électorale, dans le malheur comme dans le bonheur. Pour lui tresser une couronne de lauriers sur sa statue de marbre égalitaro-réconciliatrice, Soral va, c’est couru, appuyer sur ce point qui est encore un vilain mensonge !

On rappellera qu’au temps où Gollnish se voyait déjà successeur du père Le Pen, il avait rassemblé une team secrète autour de lui, destinée à se débarrasser du patron ainsi que de sa fille. La stratégie avait fonctionné un temps : à l’occasion du congrès de Bordeaux (2007), Gollnisch était en effet arrivé en tête du vote des adhérents du Front national pour le comité central du parti, engrangeant 85 % des votes, soit dix points de plus que Marine Le Pen. Mais voilà, nommé vice-président exécutif du parti, il s’est mis à magouiller en interne pour faire son trou, et son poste de délégué général fut supprimé.

Et c’est alors qu’il commet une grosse boulette qui va mettre fin à ses espoirs d’être calife à la place du calife. En juillet 2008il tente en effet son va-tout en annonçant, avant Marine Le Pen, alors que la date du congrès n’est pas encore, arrêtée, sa présentation à la candidature à la présidence du FN. Autrement dit, à la succession du vieux de Saint-Cloud ! C’est fort mal joué : il s’est révélé beaucoup trop tôt et la façon dont il s’est exprimé est extrêmement déplaisante et lui sera funeste. La Marine, elle, n’avait pas osé ce mauvais tour déloyal qui consistait à enterrer par avance l’aïeul ! Elle savait ce qu’il fallait taire pour se faire soutenir par son père, le moment venu. Le Grand Mammamouchi trouva à raison que la déclaration de son dauphin autoproclamé était « prématurée » et la jugea mal intentionnée, lui qui déteste qu’on évoque l’idée de sa fin.

Au bout du compte, la fifille a été plus fine que l’universitaire : elle a attendu son heure et fut soutenue par son papa, et Gollnisch, bien dépité, fut quant à lui renvoyé à ses chères études (Lire ici). 

Cette information capitale est passée habituellement sous silence dans la dissidence mais elle explique en partie pourquoi le Vieux a laissé tomber celui qui avait dirigé sa campagne en 2002 comme une vieille chaussette au bénéfice exclusif de sa cadette.

Depuis lors, Gollnisch n’a fait que perdre de son influence au FN, où il ne vaut plus tripette. Il s’est tactiquement rapproché de celui qu’il avait trop vite enterré. Le Pen déclare même, pour s’en moquer, ne pas comprendre la ténacité de son actuelle fidélité à sa cause !

Son rapprochement avec Soral est désormais logique. Que peuvent faire deux losers quand ils dégringolent ? Pas grand chose : il peuvent se croiser durant leur vol plané, se rapprocher et tenter de s’allier quelque secondes !

C’est ce qu’il se passe aujourd’hui avec le rapprochement ER-Gollnisch. À cause de ses liens étroits avec le financier mariniste Péninque et des fidèles ER qui votent FN et bavent devant les jupes de Marion, Soral a besoin d’un soutien de ce côté-là. Espérant retrouver du crédit auprès de la jeunesse et créer un buzz le remettant à la une, Gollnisch se laisse tenter… C’est vrai que, comme Soral le disait en son temps, il est au fond un mollasson sans volonté, une sorte d’aboulique, malléable, avec tendance naturelle à suivre celui qui gueule le plus fort. Et puis il est tellement dans les choux qu’il n’a plus rien à perdre. Alors tentons de voir ce qu’une conférence avec ER peut entraîner comme réactions : au FN, dans les médias et ailleurs… On avisera ensuite.

Timide de tempérament, il y va encore sur la pointe des pieds, notez-le. La preuve, le thème de sa planche : les civilisations de l’Extrême Orient et la relation que les Occidentaux doivent avoir avec elles ! Bonne nuit, les amis ! Lymphatique, il tente encore de justifier : «  Je vais parler là où on me demande de le faire. Je ne porte pas de jugement sur ce mouvement» (Lire ici). Tu penses… Qui espérez-vous tromper, M. Gollnisch ?

Dernière question. Qui a eu cette idée du choc des losers, qui annonçons-le d’ores et déjà, n’aboutira à rien de solide, car ce n’est pas avec deux perdants qu’on fait un gagnant ? Un loser avec un autre loser, croyez-vous que cela puisse donner un winner ? Par quel tour de magie cela pourrait-il être possible ? Soral, bien sûr ! Il en parle depuis près d’un an. Des dîners entre les deux hommes ont été organisés. Gollnisch voit en Soral un dingue mais un dingue utile, un possible amplificateur d’action.


Blet-Facebook-Soral-Gollnisch


D’autres personnes sont entrées dans la danse. Vous ne lirez pas sur le site ex-dissident ER le nom de ces gens qui ont tramé cette rencontre des perdants : parmi eux, on retrouve, tiens donc, le pianiste crowleyien et ex (?) maçon Stéphane Blet (il ne cesse de chanter sur son profil Facebook l’amitié profonde qui le lie depuis des années au catho tradi Gollnisch et au catho athée – sic –  Soral !). Blet le pro-palestinien kabbaliste messianiste ! Un de ses proches collaborateurs n’est autre que Marc George, ancien directeur de campagne de B. Gollnisch… On eut dit une réunion à l’américaine des losers anonymes, les « LA » : le dernier représentant sénile d’une dissidence virtuelle qui rallie à sa cause le tricard du FN, le dernier canasson sans harnais, sans fers,… à la limite de l’expulsion de son parti ! Et dire qu’ils veulent nous présenter cette pièce de mauvais goût comme une réussite !

Pendant que nous y sommes, Marc George, méfiez-vous en…. Depuis plusieurs mois, il tente de revenir dans le combat « dissident » au prix de multiples contorsions sur lesquelles nous aurons à revenir avec des détails et des preuves qui feront bondir !

Le monde des petits magouilleurs est vraiment tout petit.
 
Adam de Lacave