Chroniques-Dortiguier


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Sur la mise en scène du Gothard


Une véritable batterie d’artillerie, dont l’effet relevait de ces scènes provocatrices, s’est déchaînée contre le mauvais goût et les figures intentionnellement satanistes de ces scènes du Tunnel du Gothard, ajoutées au rappel de forme indécente, de la mort de quelques ouvriers dans la construction. Car l’on ne danse pas sur des morts ! Laissons les reposer en paix, selon la formule pieuse reçue, sans les transformer en fantômes d’un spectacle officiel. Il faut néanmoins insister sur le détournement, par le metteur en scène « allemand » de certaines donnée locales ethniques, propres à la Suisse et aux régions alpines traversées, qui font ressortir la perversion de cette esthétique, opposée à la tradition formulée par la philosophie de l’art allemande, que le beau est le symbole de la moralité. Il faut d’abord relever, comme dans la cérémonie insolite de Verdun, qu’il s’agissait d’une esthétique inspirée par la dégradation du goût introduite par les branches de la vieille et dénommée « Ecole de Francfort » (son nom authentique fut et reste : Institut de Marxisme !), dont le but est, depuis la fin de la première guerre et plus encore, naturellement, de la seconde, de pervertir l’Allemagne et l’Europe. Tout est dans la provocation, dans la cassure de tout goût, pudeur et sentiment de l’harmonie des formes : c’est ainsi que dans les deux cas de la cérémonie de Verdun et du Gothard, nous avons vu des acteurs, déformer brusquement l’harmonie naturelle des gestes pour montrer une furie inattendue, semblable à une transe laissant libre accès aux forces infernales, ou inférieures. Ceci est du reste réalisé avec maîtrise dans les deux cas. C’est donc une énergie dirigée contre l’âme disciplinée d’un peuple, au sens large du terme, dont le sens de l’art et de l’exécution artistique est connu, et ainsi le résultat s’apparente à un suicide organisé, à une perversion consciemment réalisée de cette jeunesse, que l’on a préalablement culpabilisée sur son existence, la poussant à l’infécondité.


…le beau est le symbole de la moralité.


Il s’agit d’un travail à long terme, et au lieu de spéculer pour savoir si le Diable s’habille ainsi en bouc ou en costume rouge vif, avec des boutons dorés et des bottes noires, comme sur la scène du Faust de Goethe, jetons un regard sur certaines formes humaines déguisées en êtres aux longs poils se roulant comme des chenilles. Ce sont des éléments du folklore germano-alpin, très loin de la manière esthétique des peuples nordiques, on en conviendra, et qui représentent, reprenons ce terme, au sens technique que dit le neutre latin elementa, des formes élémentaires. Le comte Gobineau, dans son Essai sur l’Inégalité, les relève avec horreur dans certains lieux du Tyrol et de la Suisse, comme l’expression de croyances primitives et barbares ou, plus exactement, des traces d’ethnies disparues ainsi démonialisées et réduites à représenter des êtres élémentaires, comme le sont les elfes, trolls, ou élémentaux. À l’évidence, le metteur en scène a pris prétexte de ce folklore connu pour y introduire un maître des lieux qui est une manière d’annoncer la victoire des forces ténébreuses, du dragon sur Siegfried, bref l’inverse de l’effort de rédemption accompli par un grand peuple européen auquel le Congrès américain – restons sur terre ! – demande des sous, refuse de rendre son or confisqué sous prétexte de guerre froide et dont l’armée US occupe le sol avec des armes nucléaires et autres, et qui tel un jardin accueille les graines d’une immigration politique – facteur de guerre civile – sélectionnées par l’espèce d’horticulteur milliardaire, accordons lui ce métier, George Soros, et peuple enfin auquel last but not least, l’on vole son art, autrefois auxiliaire de la foi religieuse, comme Nietzsche dans sa folie, le reprochait à Wagner, et maintenant porte d’entrée aux envahisseurs infernaux ! Réveille-toi ! est le mot à lancer à cette Europe promise au suicide, comme tous les peuples que le Diable veut détacher de l’arbre de la Création, si l’on nous permet cette métaphore.

Rien ne sert, donc de crier contre son écran de télé-vie-Sion, ou d’opposer mais il importe, au contraire, de réunir les vrais croyants, de chasser les hypocrites, de se détourner, si l’on est instruit du fait, de la loge du Vatican, de lire enfin et de cultiver un art sain pour maintenir la flamme de la vie contre celui qui est homicide depuis le commencement, selon le propos d’Issa (béni soit-il) et condamne nos artistes à la démence pour mieux nous hypnotiser. Ce n’est plus de l’art, mais de la psychanalyse en action, du spiritisme, de l’occultisme hollywoodien !