À la seule Gloire de Dieu

pour servir la seule vérité

en mon âme et conscience



Au tout départ, avant que l’orgueil ne prenne naissance en lui, avant qu’il ne soit déchu, Satan était Lucifer (« lux », lumière, « fĕrō » porter), portant la lumière, la lumière divine, siégeant près de Dieu à l’assemblée des anges et participant du déploiement de l’amour divin, du déploiement de la lumière du bien. Lucifer était donc sans ombre, d’une blancheur immaculée, issu d’un feu subtil sans fumée à la chaleur ardente, dit le Coran. Un feu subtil qui n’aveugle pas, un feu sans fumée qui ne brûle pas, un feu d’amour ardent. Ce « feu ardent subtil sans fumée » correspondrait à la troisième hypostase chez Plotin : l’Âme universelle. C’est-à-dire la conscience universelle. La deuxième hypostase étant le Verbe divin, selon Saint-Augustin. Et la première hypostase étant le Souverain bien, comme disait Platon, la souveraineté unique et lumineuse du bien, le bien étant déjà lui-même lumière, la lumière la plus pure, la plus douce, l’amour divin, essence de toute vie. Le déploiement de cette lumière la plus pure va donc d’abord donner le Verbe, dont le déploiement va donner l’Âme, dont le déploiement va induire la matière informe (l’Être est déploiement, de toute éternité. Ce n’est pas l’Être qui se déploie, le déploiement lui-même est l’Être). C’est par l’Âme, et selon le Verbe, que les archanges furent d’abord créés. Furent créés ensuite les esprits, dont le premier d’entre eux fut Lucifer. Par vagues de créations successives, ontologiquement successives, furent créés ensuite le temps, l’espace, les mondes, la nature… et la matière informe prit forme. Vinrent ensuite les premières formes de vie, les plantes, les animaux, les hommes… et la vie qui n’avait pas de forme prit forme, la vie divine indépendante du temps et de l’espace s’inscrivit dans le temps et l’espace, la vie absolue devint relative, la vie impérissable devint périssable, la vie invisible devint visible.

Longtemps les hommes vécurent dans la sauvagerie du Paléolithique ; on pourrait dire qu’ils vivaient comme des animaux, irrémédiablement enchaînés à leurs instincts, mais ils avaient néanmoins quelque chose en plus que les animaux : la liberté. Et cette liberté enchaînée à leurs instincts bestiaux était une grande douleur. Cette longue douleur parvint aux Anges, tentant alors d’éveiller les hommes à l’amour divin. En vain. Les hommes restaient enchaînés à leurs instincts. Lucifer se mêla alors aux hommes en vue de les éclairer ; son éclat les subjugua. Mais au lieu d’éclairer le cœur de ces consciences malheureuses, cet éclat y fit prospérer l’orgueil. Les légions de Lucifer se mêlèrent aux hommes et aux femmes ; il en résulta des êtres puissamment orgueilleux et nuisibles, que la Bible évoquent à travers les nephilims (Genèse 6, 1). Et l’orgueil s’insinua aussi en Lucifer et ses légions, s’éloignant ainsi de l’unité divine. Peu à peu, le chaos sanglant régna parmi les hommes. Mais Lucifer ne reconnut pas son échec, persistant dans l’idée qu’il était le guide légitime de l’humanité. Les Anges déplorèrent cet échec. Fut alors créé Adam, revêtu d’un corps d’homme et en qui fut insufflé un esprit divin, de sorte que Adam était uni en paroles et en actes à la conscience universelle, à la vie impérissable, et cette union fut bien plus tard nommée dans la Bible : « l’arbre de vie ». Les Anges s’inclinèrent devant Adam mais pas Lucifer, refusant de le reconnaître comme guide légitime de l’humanité, refusant l’humiliation de se faire remplacer par Adam, créé d’argile. Et Lucifer, créé du feu subtil, fut banni de l’assemblée des Anges, et déchu. Perdant l’unité avec la conscience universelle, divine, relégué au monde du périssable, en sursit dans le monde de la finitude, sa lumière subtile s’enlisa dans les simulacres et devint ruse dans le chaos. Et Lucifer devint Satan.

Adam vécut d’abord sur une grande île au milieu de l’océan, appelée Atlantide, une île paradisiaque qui fut appelée dans la Bible : « jardin d’Eden ». Il fut le grand prêtre de l’Atlantide, y initiant une humanité nouvelle, enseignant la vertu et la douceurs des mœurs et y professant la religion de l’arbre de vie, le sacrifice de l’égo pour ouvrir le cœur et libérer l’âme de son enchaînement au charnel vers l’unité divine… Lucifer, persistant dans sa rébellion à Dieu en ne reconnaissant toujours pas la légitimité d’Adam, en en devenant jaloux, voulut éprouver celui-ci et se manifesta à lui et à son épouse. Une manifestation éblouissante, qui fut bien plus tard nommée dans la Bible : « le Serpent » (dans la mythologie sumérienne, ce Serpent est Enki, le dieu-serpent, toujours représenté avec une queue de serpent, le puissant serpent, mušda en sumérien, « muš » serpent, « da » puissant), qui, comme Lucifer, fut banni du Ciel vers la Terre (« En » seigneur, « Ki » terre). Séduits par cette éblouissance de simulacres, Adam et son épouse écoutèrent ses fausses promesses d’éternité jusqu’à l’ivresse charnelle, qui leur avait pourtant était défendue par leur Créateur, et que la Bible nomma bien plus tard « arbre de la connaissance du bien et du mal », de la conscience morale, du relativisme moral, du charnel lieu du relatif (dans la mythologie sumérienne, le sage Adapa/Adam était au service du dieu-Serpent Enki). Et Adam perdit l’union avec la vie impérissable et devint périssable, mortel, cet arbre défendu était donc l’arbre de mort qui nous fait perdre l’absolu pour nous faire sombrer dans le périssable, l’éphémère, le gouffre chaotique du relativisme sans issue. De cette première union charnelle inspirée du Serpent naquit Caïn. Et de Caïn naquit la postérité du Serpent, la postérité de la rébellion à Dieu, la postérité de la lutte contre Dieu, la postérité d’Israël (de l’hébreu « isra », lutter contre, et « ël », Dieu). Israël est l’autre nom de Caïn. Après la déchéance d’Adam, la vertu des atlantes déclina, s’effondra, et l’Atlantide fut engloutie sous l’océan. Avant l’engloutissement, le Créateur avertit les atlantes autour d’Adam. « Descendez (du lieu paradisiaque), ennemis les uns des autres. Et pour vous il y aura une demeure sur la terre », dit la sourate de La vache au verset 36. Et Adam et sa suite rejoignirent la terre continentale.

Partout, Adam dispensa sa sagesse aux hommes, il leur apprit l’écriture, les arts et les sciences, et leur apprit à cultiver la terre et à édifier des temples, comme l’indique le mythe d’Adapa, un mythe sumérien rapporté par Bérose, un prêtre babylonien du IIème siècle avant J.-C., un mythe où Adapa/Adam (toujours représenté avec une queue de poisson) vient de l’océan… On retrouve aussi la trace d’Adam dans un mythe précolombien rapporté par Tor Heyerdal, le fameux explorateur norvégien, rendu célèbre par ses expéditions sur son radeau, le Kon-Tiki, un mythe décrivant un personnage particulier, loué comme un dieu, appelé, selon les peuples précolombiens, Viracocha, ou Quetzalcoatl, ou Kukulkan ou Cuchulainn ou Kon-Tiki… un personnage toujours décrit de la même façon, de grande taille, venant du nord, ne se fixant jamais en un lieu, portant longue barbe, clair de peau et d’yeux, vêtu d’une grande robe de prêtre et pourvu d’une besace, luttant contre les sacrifices humains, instaurant la paix au sein des peuples et la douceur des moeurs, prêchant la charité et l’amour, soignant les malades, redonnant la vue aux aveugles, apprenant à construire, à cultiver la terre… Les vestiges impressionnants en Amérique latine ainsi que les pyramides d’Egypte qui défient la science moderne témoignent de la science atlante, rescapée du Paradis perdu, l’Atlantide.

Adam eut un autre fils Abel, de noble vertu. Caïn, inspiré de la jalousie de Lucifer, en vint à tuer son frère Abel. Caïn fut maudit et lui et sa famille fuirent vers l’est et s’installèrent à Sumer. Caïn, dépositaire de l’esprit d’Enki-Lucifer, y battit la première cité fortifiée, qu’il nomma Eridu et institua la religion du gouffre (dans la mythologie sumérienne, Enki fonda Eridu, vouée au culte de « l’Apsû », dieu du gouffre… ). La Bible prétend que Caïn nomma cette première cité fortifiée du nom de son fils : Henoch. Notons que le petit-fils de Caïn s’appelait Irad (phonétiquement proche de « Eridu »). Eridu fut la première ville de Sumer, qui se développa rapidement, entraînant le développement d’autres cités tel un empire, la fameuse révolution néolithique… révolution sous le signe de l’esprit orgueilleux et pervers de Caïn, l’esprit du Serpent, comme nous l’explique l’historien juif Flavius Joseph, du premier siècle après J. C., dans son ouvrage Antiquités judaïques, au début du deuxième chapitre du premier livre : « Caïn était en tout d’une grande perversité et n’avait d’yeux que pour le lucre ; il est le premier qui ait imaginé de labourer la terre. Caïn (après avoir été maudit par Dieu) traverse beaucoup de pays et s’arrête avec sa femme dans un endroit appelé Naïs, où il fixe sa résidence et où des enfants lui naquirent. Loin de considérer son châtiment comme un avertissement, il n’en devint que plus pervers : il s’adonna à toutes les voluptés corporelles, dût-il maltraiter, pour les satisfaire, ceux qui étaient avec lui ; il augmente sa fortune de quantités de richesses amassées par la rapine et la violence ; il invita au plaisir et au pillage tous ceux qu’il rencontrait et devint leur instructeur en pratiques scélérates. Il détruisit l’insouciance, où vivaient précédemment les hommes, par l’invention des mesures et des poids ; la vie franche et généreuse que l’on menait dans l’ignorance de ces choses, il en fait une vie de fourberie. Le premier, il délimita des propriétés ; il bâtit une ville, la fortifia par des murs et contraignit ses compagnons à s’associer en communauté. (…). Encore du vivant d’Adam, les descendants de Caïn en arrivèrent aux plus grands crimes : par les traditions et l’exemple, leurs vices allaient toujours en empirant ; ils faisaient la guerre sans modération et s’empressaient au pillage. Et ceux qui n’osaient pas verser le sang montraient, du moins, tous les emportements de l’insolence, de l’audace et de la cupidité » ! Rousseau savait-il qu’il parlait de Caïn lorsqu’il écrivit ceci en 1753, dans sa réponse à un sujet de l’Académie de Dijon : « Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile ».

L’exploitation de l’homme par l’homme commença à Sumer, l’aliénation de l’homme à des rapports de forces politiques inouïes commença à Sumer… la domination totale d’une caste sacerdotale sur les peuples commença à Sumer… la négation de la religion de l’arbre de vie par un paradigme métaphysique établissant le gouffre du chaos infini comme réalité primordiale fut fixé à Sumer (Nammu était la déesse sumérienne de ce chaos primordial d’où sortir tous les dieux), paradigme repris par toutes les religions qui suivirent (excepté les religions monothéistes)… la première civilisation aliénant institutionnellement l’humanité commença à Sumer… civilisation qui servit de modèle à toutes celles qui suivirent. Adam avait appris aux hommes à cultiver la terre, Caïn en tira l’agriculture, l’exploitation de la terre et des hommes… Adam avait appris aux hommes à construire des maisons, des temples, Caïn en tira la construction d’un palais royal fortifié pour établir implacablement son pouvoir… La dépravation prospéra tant que Sumer fut dévasté par le Déluge… Châtiment divin auquel ne survécut que la famille de Noé, homme de Dieu. Mais la femme de Noé, Naama descendait de Caïn… la postérité du Serpent ne s’éteignit donc pas avec le Déluge. Au contraire, cette postérité se perpétua inexorablement, par Canaan, Kouch, Nemrod, sa fille Azurad, épouse d’Eber, ancêtre d’Abraham, ainsi que par des fils de Jacob et de leur descendance qui fondèrent la maison d’Israël et son dieu jaloux… Jacob lui-même n’avait aucune illusion sur certains de ses fils démoniaques, qu’il maudit d’ailleurs sur son lit de mort !… : « Ruben, tu es mon fils ainé, tu surpasses tes frères en dignité et en puissance, pourtant tu ne seras plus le premier, car tu t’es déshonoré en entrant dans mon lit avec une de mes épouses… Siméon et Lévi, frères, accordés pour agir avec violence, je ne participerai pas à leur complot, je n’assisterai pas à leurs rencontres, car dans leur colère ils ont tué des hommes et pas plaisir ils ont mutilé des taureaux, je maudis leur ardente colère et leur fureur impitoyable… » (Genèse 49, 1-7). Le plus terrifiant est que les Lévites, issus de Lévi, constituèrent la caste sacerdotale juive !

La religion de l’arbre de vie, malgré toute la fureur de la postérité du Serpent, fut néanmoins transmise aux hommes à travers Zarathustra, Moïse, Jésus-Christ… mais leur message fut dévoyé. L’islam fut également un rappel de la religion de l’arbre de vie, mais l’islam fut également dévoyé. On retrouve enfin la religion de l’arbre de vie dans l’hindouisme, et dans l’advaïta vedanta en particulier. Jésus-Christ disait qu’il était venu pour les brebis égarées de la maison d’Israël (Matthieu 15, 24), c’est-à-dire les brebis égarées de la postérité du Serpent. En vain, la maison d’Israël réclama la mort de Jésus, comme Caïn-Israël perpétra la mort d’Abel le juste. D’ailleurs, voilà ce que Jesus fit remarquer à la maison d’Israël : « Serpents, race de vipères ! comment éviterez-vous le supplice de la géhenne ? Car voici, je vous envoie des Prophètes, et des Sages, et des Scribes, vous en tuerez, vous en crucifierez, vous en fouetterez dans vos Synagogues, et vous les persécuterez de ville en ville. Afin que vienne sur vous tout le sang juste qui a été répandu sur la terre, depuis le sang d’Abel le juste » (Matthieu 23, 33).

Après la chute de Jérusalem, des sectes gnostiques adoratrices du Serpent apparurent, les caïnites, les ophites (du grec « ophis », serpent). Puis, la kabbale juive, reprenant le paradigme du gouffre du néant primordial infini (l’Aïn Soph), développa l’idée que la « connaissance » du Serpent ne fut pas condamnée mais enseignée trop tôt à Adam, et que cette « connaissance » nous faisait même cheminer vers la lumière « Kether », la couronne… d’ailleurs, dans la kabbale juive, ce chemin est nommé le « sentier du Serpent » ! La gnose considère comme mauvais le Créateur, le désignant comme le « Démiurge », dont la création imparfaite doit être parfaite, réparée (dans la kabbale juive « tikkun olam », réparation du monde… grand reset… ). Enfin, les loges maçonniques perpétuèrent la gnose et la kabbale, instituant politiquement la religion du gouffre, le gouffre du relativisme, le relativisme moral, le chaos social, la dissolution de l’universel dans le gouffre du relatif et des rapports de forces… où le pouvoir, la couronne appartient au plus rusé : le Serpent… La postérité du Serpent, postérité d’esprit, est engagée dans une lutte sans merci contre la religion de l’arbre de vie, contre la postérité adamique et donc l’humanité en général. C’est cette lutte millénaire qui semble s’achever aujourd’hui, car cette postérité du Serpent est en train d’être démasquée à l’occasion de ce scandale sanitaire mondial apocalyptique, où la vie et la liberté sont remis en question, la vie surtout, par une promesse vaccinale… l’arbre de vie reprend tout son sens… encore et surtout avec la promesse d’éternité de la science transhumaniste… la boucle de la fausse promesse semble enfin bouclée, et l’emprise de Lucifer sur Terre toucher à sa fin ; promis aux Ténèbres, son sort semble enfin scellé.



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