Hier soir sur C à vous, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale a vécu un cauchemar qu’il n’est pas près d’oublier. Anne-Élisabeth Lemoine lui tend une ardoise pour un test d’orthographe tout simple, trop simple (ce n’est même pas une longue dictée, juste quelques mots). Édouard Geffray écrit « dilemne » avec un « n » en trop. Il hésite. Il bafouille. L’animatrice l’arrête net. Ahurissant !
Pourtant cet homme sort de la Sorbonne, de Sciences Po et de l’ENA. Des usines à diplômes en carton ! Haut fonctionnaire au salaire élevé, il ne vaut pas un zloti. Pire, il prône l’intransigeance totale sur l’orthographe au bac cette année (sic). Pas de pitié pour les lycéens alors que lui-même se fait piéger en live devant des millions de Français.
D’ailleurs Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture sous Sarkozy, avait séché sur un hectare au Grand Journal il y a quelques années. Roselyne Bachelot, ex ministre et pharmacienne (resic), aussi s’était plantée en orthographe à la télé pendant qu’elle signait une dédicace. Kif kif pour l’ex ministre Najet Belkacem lors de la signature d’un livre d’or ! Ces grands commis de l’État accumulent les gaffes. Stress ou déconnexion ? Peu importe. On paie cher pour leur excellence.
On ne va pas parler ici des faux diplômes des uns et des autres (Lecornu, Attal…). Ni des thèses plagiées ici et là !
Cette faute d’orthographe d’Édouard Geffray prouve une chose : même le top de la République n’est pas infaillible, au contraire, plus ils sont mauvais et plus ils ont des postes à responsabilité. Cela pose également une question cruciale sur le niveau de l’école et des universités françaises…

























