Le 20 juillet 2026, la Haute Autorité de Santé a tranché en faveur d’une obligation vaccinale annuelle contre la grippe pour les soignants. Cette décision intervient après un hiver particulièrement meurtrier, avec près de 12 700 décès liés à la grippe. Pourtant, la couverture vaccinale chez les professionnels de santé restait jusque-là très insuffisante, à peine un soignant sur cinq. pourquoi à votre avis ? Car cette vaccination est trop hasardeuse, inefficace et couteuse !
Ce qui interroge, c’est la manière dont cet avis a été rendu d’après un article du Canard enchaîné. Onze des treize experts consultés au sein de la commission technique des vaccinations s’étaient prononcés contre l’obligation. Le collège de la HAS a pourtant choisi d’aller à l’encontre de cette majorité, une décision rare qui a immédiatement suscité des interrogations chez les soignants concernés.
À la présidence de cette commission depuis 2023, la professeure Anne-Claude Crémieux – spécialiste en fake news médicale – défendait déjà cette obligation avant même le vote. D’anciens membres l’accusent d’avoir orienté la composition du groupe de travail, en écartant des voix dissidentes. Une accusation que la HAS réfute fermement, rappelant que ce rôle relève normalement d’une présidence de commission.
Ce n’est pas la première fois que son nom est associé à une magouille scientifique. En octobre 2025, Le Canard Enchaîné affirmait qu’elle avait tronqué un rapport interne défavorable au vaccin Efluelda de Sanofi. La HAS avait alors qualifié ces accusations d’infondées, tout en annonçant examiner les suites à donner au dossier. Depuis, aucune nouvelle…
Aucune enquête judiciaire n’a pour l’instant été confirmée publiquement sur ces deux affaires. Les déclarations d’intérêts des experts sanitaires restent toutefois consultables en ligne, sur la plateforme officielle dpi.sante.gouv.fr, pour qui souhaite vérifier par lui-même. Mais autant de contradictions mérite une enquête judiciaire en bonne et due forme, on connait tous la puissance économique de Big Pharma ainsi que la longueur interminable de son casier judiciaire…
Reste une question de fond, bien au-delà de cette seule affaire : comment garantir la confiance envers des institutions censées trancher sur la base de la science, et non sous influence ?






























