L’ordure génocidaire Itamar Ben-Gvir n’a pas chuchoté ces mots. Le ministre israélien de la Sécurité nationale les a prononcés au micro, sans détour, dans un podcast animé par un ancien otage du Hamas. « Je pense que nous devons mener des assassinats ciblés à Gaza, éliminer 30 à 40 personnes chaque nuit », a-t-il déclaré. La phrase a claqué au moment même où l’émissaire américain Jared Kushner fait semblant de défendre un plan de paix pour la région.
Le ministre nazi ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté que les habitants visés « ne sont pas des êtres humains » et qu’ils « n’ont pas besoin de vivre ». Il a aussi revendiqué que « tout Gaza nous appartient », plaidant ouvertement pour la colonisation du territoire. Difficile d’y voir un simple dérapage verbal, tant ces mots forment un programme cohérent plutôt qu’un accident de langage.
« Il faudrait mener des assassinats ciblés à Gaza, en éliminant de 30 à 40 personnes chaque nuit. Pas seulement celles qui représentent une menace immédiate – il y a là-bas des gens qui ne méritent pas de vivre. Ils ne devraient pas vivre. Ce ne sont même pas des êtres humains. »
Et pourtant, le silence a suivi. Ni le bureau de Benyamin Netanyahou, ni le cabinet israélien n’ont réagi publiquement à ces propos, plusieurs jours après leur diffusion. Ce mutisme ne surprend personne car ils sont d’accord.
Cette déclaration ne surgit pas dans le vide. Une commission d’enquête indépendante de l’ONU concluait dès septembre 2025 que l’israël avait commis quatre des cinq actes constitutifs du génocide, en s’appuyant notamment sur des déclarations répétées de responsables civils et militaires israéliens. Human Rights Watch, dans son rapport mondial 2026, recense plus de 69 000 morts palestiniens depuis octobre 2023, dont plus de 19 000 enfants, et parle sans détour de crimes de guerre, de nettoyage ethnique et d’extermination par privation délibérée d’eau et de nourriture.
Reste un fait judiciaire difficile à contourner. La Cour pénale internationale a émis, dès novembre 2024, des mandats d’arrêt contre Netanyahou lui-même et son ex-ministre de la Défense Yoav Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Ces mandats restent actifs aujourd’hui. Certains pays se sont engagés à les exécuter si les deux hommes posaient le pied sur leur sol, au point que Netanyahou modifie désormais ses trajets aériens pour éviter certains espaces. D’autres États, eux, ont préféré regarder ailleurs. La Cour internationale de justice instruit en parallèle une plainte pour génocide déposée par l’Afrique du Sud, toujours pendante à ce jour. Faut-il rappeler que Ben-Gvir est très apprécié par Trump et sa cour !
Malgré la gravité des mots, la déclaration de Ben-Gvir n’a pourtant déclenché aucune vague de condamnations officielles comparable à celle suscitée par d’autres crises internationales. Quelques médias étrangers, dont l’Associated Press et le Financial Times, l’ont relayée. Mais aucun sommet d’urgence, aucune résolution contraignante, aucune sanction immédiate n’a suivi cette annonce pourtant limpide.
Alors une question mérite d’être posée franchement. Que se passerait-il si un responsable politique musulman tenait, mot pour mot, les mêmes propos sur une population juive ou occidentale ? La réponse tiendrait sans doute en quelques heures : qualification immédiate de terrorisme, condamnations en cascade des chancelleries occidentales, sanctions économiques express, voire une intervention militaire justifiée par la « légitime défense ». Ici, plusieurs jours de silence institutionnel, quelques articles, puis une actualité qui repart ailleurs. Ce contraste de traitement n’a rien d’un hasard.
L’Occident décadent complice du nazi Ben-Gvir
Ce deux poids deux mesures ne relève pas que de l’impression subjective. Il se lit dans les réactions diplomatiques, dans le traitement médiatique, dans la vitesse — ou la lenteur — des condamnations officielles. Une déclaration glaçante, prononcée par un ministre en exercice, appelant nommément à tuer des dizaines de civils chaque nuit, devrait provoquer un séisme politique international immédiat. Elle n’a, pour l’instant, provoqué qu’un murmure.
Par contre, qu’une restauratrice lambda, inconnue au bataillon, dans les Alpes, tienne des propos litigieux et ça fait la une de tous les journaux. Les médias hexagonaux s’en emparent et les plateaux télés multiplient les directs. Plusieurs membres du gouvernement réagissent immédiatement, avec une célérité rare !
L’histoire jugera peut-être ce silence aussi sévèrement que les mots eux-mêmes. En attendant, les faits demeurent : un ministre a théorisé publiquement l’élimination nocturne de dizaines de personnes, un gouvernement n’a pas répondu, et la justice internationale poursuit son travail, mandats d’arrêt en main, pendant que le monde regarde ailleurs.
Israeli National Security Minister Itamar Ben-Gvir:
I think targeted eliminations should be carried out in Gaza every night — take out 30, 40. Not only those who endanger you at that particular moment.
There are people there who shouldn’t be alive. They shouldn’t live.
I’m… pic.twitter.com/IAT9LEJSb3
— Clash Report (@clashreport) August 15, 2026




























