Subscribe Now

* You will receive the latest news and updates on your favorite celebrities!

Trending News

En visitant ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies.
À la une

La femme et la civilisation, par Lotfi Hadjiat 

Une fois n’est pas coutume, parlons cinéma. Du genre qui dénonce. Et en particulier d’un film, Much Loved, où Loubna Abidar se livre à un réquisitoire sans compromis contre la débauche et la corruption de la société marocaine, posant sans détour la question de la situation douloureuse des femmes dans ce pays… oppression, abus, prostitution, drogue, pédophilie… surtout à Marrakech, la ville qui a ouvert grand ses portes non seulement aux riches démons saoudiens mais aussi à toute la boue et toute la merde occidentales, et je ne parle pas seulement de cet immonde et dégoulinant Marrakech du rire… Dire de cette dénonciation courageuse qu’elle salit l’image de la femme marocaine et l’honneur du Maroc est effectivement d’une hypocrisie vertigineuse. Pour autant, la femme occidentale est-elle mieux lotie ?

À la une

La bête financière, par Lotfi Hadjiat 

Comme je l’avais prédit dans mon article du 10 mai 2016, intitulé Le vent a tourné, le Brexit l’a emporté. Jour de grâce pour les croyants, que ce 24 juin 2016. Jour où la bête financière fut vaincue. Jour également où ce maudit TAFTA fut flingué. Pour ceux qui aiment les chiffres, 2 + 4 = 6, juin = 6 et 2016 se finit par 6. Le glas a enfin sonné pour le Veau d’or, il titube, il chancelle, il est déjà à l’agonie. « Là où le péril croît, le salut croît aussi » disait Hölderlin ; effectivement, c’est en Angleterre, le bastion de la finance apatride, que celle-ci a été vaincue.

Politique

Éloge de la dictature, par Lotfi Hadjiat 

Les hommes naissent-ils bons ou mauvais ? En voilà une question au bac-philo qu’elle est bonne. Je serais plutôt de l’avis de Johan Livernette, les hommes ne sont pas fondamentalement bons. Rousseau avait tort sur ce point. Ses enfants jetés à l’assistance publique avant d’écrire son livre sur l’éducation ne m’auraient pas contredit. Les hommes naissent fondamentalement faillibles. Ils naissent avec la possibilité du bien et la possibilité du mal. Mais certains naissent avec une possibilité du bien plus grande que celle du mal, et d’autres avec une possibilité du mal plus grande que celle du bien. La prédestination coexiste avec le libre-arbitre… mystère divin.

Tradition

Les émeutes sont éternelles, par Lotfi Hadjiat 

Dans sa lettre du 8 août 1846 à Louise Colet, Flaubert écrivait : « De toute la politique, il n’y a qu’une chose que je comprenne, c’est l’émeute ». Il semble bien qu’aujourd’hui on y soit. À moins d’être aveugle et sourd, ou parlementaire, il n’aura échappé à personne en France que la seule expression populaire va devenir l’émeute. La grogne des Parisiens face aux ordures qui s’entassent dans les rues de la capitale n’est qu’une métaphore de la colère explosive des Français contr

À la une

L’insoutenable profondeur de l’être, par Lotfi Hadjiat 

C’est le manque d’être qui suscite l’interminable questionnement philosophique jusqu’à la mort. L’être n’est pas multiple ni un, il est irreprésentable, unique, divin, acte éternel… Nous ne percevons, ne sentons, ne ressentons et ne pensons que le manque d’être. Il n’y a pas pour autant absence d’être mais manque d’être, un manque qui revient inlassablement en se multipliant à l’infini.

À la une

La procession du rien, par Lotfi Hadjiat 

La conception de la création ex-nihilo issue d’interprétations religieuses ou mythologiques a longtemps été battue en brèche par les esprits empiriques. Les Romains disaient déjà ex-nihilo nihil fit, c’est-à-dire « rien ne vient de rien ». À partir du XVIIIe siècle, le mouvement scientifique en vint à considérer que seuls les transformations de la matière génèrent les formes et les font varier. « Rien ne se perd, rien ne se créer, tout se transforme », disait Lavoisier, s’inspirant d’Anaxagore. Aujourd’hui, les choses se sont inversées, la science moderne est clairement devenue ex-nihiliste.