Photo show the African Development Bank (AfDB) headquarter in Abidjan on September 17, 2015. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO (Photo credit should read ISSOUF SANOGO/AFP/Getty Images)


L’Algérie, à l’instar des autres pays musulmans, va s’endetter sur les marchés financiers, donc pratiquer l’usure. La Saoudie vient de le faire, le Koweit aussi ainsi qu’une ribambelle de pays qui se disent musulmans tout en pratiquant un des plus grands interdits religieux et en ayant des ressources naturelles inestimables, qui ne servent visiblement pas à grand chose… D’aucuns continuent à se demander pourquoi rien ne va, pourquoi Dieu a détourné son visage…


L’Algérie a emprunté 900 millions d’Euros auprès de la Banque Africaine de Développement (BAD) pour financer le Programme d’Appui à la Compétitivité Industrielle et Énergétique (PACIE), a annoncé cette institution financière mercredi 2 novembre.

Ce prêt, le premier de la BAD à l’Algérie, intervient après le financement à travers un crédit chinois de 3,3 milliards de dollars de la construction du nouveau port d’El-Hamdania, annoncé en janvier 2016.

Ce retour à l’endettement extérieur, suite à la décision du président Bouteflika de ne plus y recourir après l’embellie financière et le désendettement anticipé en 2008, a été rendu nécessaire par la crise financière due à la chute des cours des hydrocarbures depuis juin 2014.

Ce « dogme » de la politique de « non-endettement extérieur » a longtemps été critiquée par des experts, soulignant les opportunités de financement et de coopération ratées par le pays, notamment avec des institutions financières comme la BAD dont l’Algérie est pourtant actionnaire.

« Des institutions comme la Banque Africaine de Développement (BAD) ont également vu leurs activités se tarir peu à peu et leurs représentations en Algérie réduites à leur plus simple expression », affirmait en 2012 Yazid Taleb sur Maghreb Emergent.

« Avec la baisse des recettes pétrolières, l’Algérie doit désormais mener une politique économique rigoureuse, en se basant sur une consolidation budgétaire, par une meilleure mobilisation de ses recettes et une rationalisation de ses dépenses », a expliqué la BAD.

« Elle doit également diversifier son économie et renforcer sa compétitivité en vue de créer plus d’emplois, surtout pour les jeunes », a ajouté le communiqué.

Le PACIE, un programme qui fait partie du nouveau modèle de croissance économique adopté en juillet 2016, vise à « améliorer la résilience et la compétitivité » de l’économie algérienne et d’établir des bases pour une « croissance durable, créatrice d’emplois et de richesse ».

La BAD estime par ailleurs que le PACIE est conforme à deux des cinq priorités de la […]