À quoi peut bien servir la DGSI ?

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DGSI-inutile


Pour surveiller et arrêter un clown avec une cagoule et un couteau, ah, pour ça ils savent faire et ils sont même très bons ! Par contre quand il s’agit d’une demi-douzaine de vrais terroristes déterminés et armés jusqu’aux dents, ils ne voient rien venir ! Et pourtant, ils sont protégés par des lois de plus en plus avantageuses et ils ne cessent d’accroître leurs budgets avec des locaux neufs et ultra modernes ; il n’empêche que les résultats sont catastrophiques sur le terrain ! Croyez-vous que des têtes puissent tomber après de tels ratages ? Jamais ! Bien au contraire, on garde les mêmes et on recommence.


Les six services français de renseignement

Les activités de renseignement, concernées par la loi présentée jeudi en conseil des ministres, sont partagées en France entre six services, dont certains dépendent du ministère de la Défense, d’autres de l’Intérieur ou de l’Économie et des Finances.

– La Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), dépendant du ministère de la Défense, est chargée de « la protection des intérêts français » et opère exclusivement à l’extérieur des frontières. Ses agents sont ceux qui correspondent le plus au profil classique de « l’espion », même si en fait leur monde et leurs modes opératoires ressemblent rarement à ceux de James Bond. Dotée d’un budget de 527 millions d’euros en 2015 (440 millions en 2014), elle compte 5.161 agents, y compris sa branche paramilitaire, le Service Action.

Ils sont à 50% civils, 27% militaires et 23% contractuels. Ses effectifs ont été récemment renforcés, avec 690 emplois supplémentaires pendant la période 2009-2014, et 284 emplois supplémentaires prévus d’ici à 2019.

– La Direction du renseignement militaire (DRM), qui relève du chef d’état-major des armées, est spécialisée dans le renseignement militaire, en appui des opérations menées par l’armée française et pour la veille stratégique. Elle compte 1.322 membres, qui sont à 81% des militaires, dont de nombreux experts chargés d’analyser par exemple les images des satellites de surveillance.

Elle est dotée d’un budget de 201 millions d’euros.

– La Direction de la protection et de la sécurité de la Défense (DPSD), qui dépend du ministère de la Défense, est chargée de la sécurité du personnel, des informations, du matériel et des installations sensibles de l’armée française. Son domaine de compétence couvre les forces armées, la direction générale de l’armement, les services de la défense et les sociétés industrielles liées à la défense, soit environ 450.000 personnes.

Elle compte 1.100 agents et est dotée d’un budget de 10,7 millions d’euros en 2015.

– La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui dépend du ministère de l’Intérieur, est née en 2014 de la DCRI, elle-même issue de la fusion en 2008 de la Direction de la sécurité du territoire (DST) et des Renseignements généraux (RG). Elle est chargée « de rechercher, de centraliser et d’exploiter le renseignement intéressant la sécurité nationale ou les intérêts fondamentaux de la Nation », avec pour priorité actuellement, à la lutte antiterroriste sur le territoire français. Elle a également des missions de police judiciaire.

Elle est dotée d’un budget de 34 millions d’euros pour 2014, avec un accroissement de 12 millions supplémentaires sur 5 ans, et employait en 2014 3.113 personnes.

– La Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), dépendant du ministère de l’Economie et des Finances, « s’attache à lutter contre les grands trafics en démantelant les organisations criminelles qui se livrent à la contrebande de marchandises prohibées ou sensibles: stupéfiants, armes, tabacs, contrefaçons, espèces protégées ». Elle cherche également à détecter et démanteler les réseaux de financement terroristes.

Elle emploie 713 agents et est dotée d’un budget de 62 millions d’euros (2014).

– La Direction du renseignement et de l’action contre les circuits financiers clandestins (TRACFIN), dépendant du ministère de l’Economie, est chargée de « la lutte contre les circuits financiers clandestins, le blanchiment de l’argent et le financement du terrorisme. Son action peut être uniquement déclenchée à la suite de déclarations effectuées par des professionnels assujettis (banques, professions juridiques), par les cellules de renseignement financier étrangères ou par les administrations françaises.

Cent-quatre personnes y travaillent, avec un budget de 9,7 millions d’euros. Près de 45 % de la production de Tracfin est tournée vers le monde judiciaire et 20 % au profit des services de renseignement.

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