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« 56 » ou la réalité du terrorisme international par Jean-Loup Izambert


Jean-Loup Izambert est un journaliste de terrain, éprouvé et de très haut niveau. Il est spécialisé dans les enquêtes sur les magouilles financières des banksters, mais également, depuis près de 30 ans, sur les réseaux terroristes et l’implication des gouvernements dans leur essor. J’ai déjà parlé des travaux de M. Izambert il y a presque 10 ans de cela, avec des livres comme : Le Krach des quarante banques (1998), Le Crédit agricole hors la loi ? (2001), Les Démons du Crédit agricole (2005), Crédit lyonnais, la mascarade (2003), Pourquoi la crise (2009). Il suffisait de lire ces livres, à l’époque, pour ne pas être étonné de la crise actuelle, tant les banques sont dirigées par des criminels en col blanc. Avant de rentrer dans le vif du sujet, on peut parler également d’un autre excellent livre de l’auteur, Faut-il brûler l’ONU ? (2004), petite merveille pour comprendre comment fonctionne cette organisation censée représenter l’ordre et la justice dans le monde, alors qu’elle n’applique pas ses propres lois, lorsqu’il s’agit de son propre fonctionnement !

Concernant le sujet qui nous intéresse, M. Izambert avait déjà publié un livre à ce propos, Crimes sans châtiments (2013) qui connut déjà un franc succès. Dans le tome 1 de son dernier livre, 56, Il est question de centaines d’informations importantes et lourdes de conséquences, qui prouvent définitivement que l’état français, en particulier, mais aussi tout l’Occident, d’une façon générale, traitent avec les terroristes qui posent des bombes dans nos rues, et les protègent. Des dizaines d’exemples sont donnés. M. Izambert utilise son expérience ainsi qu’un réseau d’agents et d’informateurs officiels pour arriver à produire une enquête sans faille, ne souffrant d’aucun défaut, ni faiblesse.

On apprend par exemple que la France (DGSE) a formé de 1979 à 2011, sur son territoire mais également au Pakistan, des groupes de mercenaires. Il s’agit en France des camps de Cercottes, de Caylus et de la Braconne (p. 24). En d’autres termes, quand on est impliqué à ce point dans les barbouzeries de ce genre, il ne faut pas s’étonner du retour de bâton, en se présentant comme une victime. Il est vrai que la moindre des choses est que le peuple sache ce que ses gouvernants font avec son argent et en son nom.


On peut également citer les cas de dizaines de criminels tueurs de civils, recherchés par Interpol et dont les fiches sont publiées par l’auteur, qui ont été protégés par la France en les laissant vaquer à leurs occupations subversives…


Pire encore : on apprend que la France, avec sa DGSE, va aider un transport d’armes et d’explosifs dans une Audi, via le Maroc, à destination du GIA algérien (p. 43) !!! Ainsi, quand le GIA frappe des civils français sur le territoire national, il ne faut pas s’en étonner et se demander avec quelles armes et moyens il tue.

Une grande partie du livre traitera de la secte des Frères Musulmans, en reconstituant le CV d’un grand nombre de dirigeants. On apprend que les représentants actuels des oppositions tunisienne/libyenne/syrienne étaient, hier encore, recherchés par Interpol pour de multiples attentats ayant fait des centaines de morts, quasiment toutes civiles ! Comment cela peut-il être possible ! Comment peut-on garder un coiffeur ou une personne âgée de 75 ans pendant 11 ans à Guantanamo, sans aucune preuve de quoi que ce soit, puis nous expliquer que les terroristes d’hier, islamistes intégristes, sont les interlocuteurs d’aujourd’hui ?!! Cela n’est pas intellectuellement acceptable.

Des pages entières démontrent les liens intimes entretenus par des islamistes Frères Musulmans avec des leaders de l’AIPAC (Cf. Farid Al-Ghadiri, p. 185), des politiques israhelliens, des agents du MI6, DGSE, CIA, Mossad… C’est tellement grossier que l’on se demande comment tout ceci passe inaperçu du grand public. On apprend même l’existence d’un Syrien, télécoraniste célèbre en Saoudie et qui fut expulsé de l’armée pour homosexualité !

On peut également citer les cas de dizaines de criminels tueurs de civils, recherchés par Interpol et dont les fiches sont publiées par l’auteur, qui ont été protégés par la France en les laissant vaquer à leurs occupations subversives (pp. 32-33). On trouve également des informations sur le trafic d’armes, via des conteneurs en provenance de Libye affrétés par des personnalités proches des Hariri libanais par exemple, donc du pouvoir saoudien (p. 137).

Il existe encore une quantité affolante d’informations de ce genre qui doivent nécessairement circuler et être connues du plus grand nombre, car en plus de constituer un travail d’investigation sérieux et de grande qualité, ce livre explique bien des choses et permet une lecture plus saine des événements passés et à venir. Nous ne pouvons que recommander la lecture d’un tel ouvrage.


56, tome 1. IS éditions. 380 pages. 20 €. Commander le livre ici.


Conférence-Izambert-Marseille-5-mars-2016