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L’imposture des élections US


Traiter ce bétail électoral en le poussant à travers champs jusqu’à l’abattoir pourrait être l’image de cette campagne américaine dont le Jérusalem Post vient d’annoncer le résultat sur un tableau montrant les cinquante personnalités mondialement influentes de ce qu’il est convenu, en langue classique, de qualifier de nation juive. Voltaire la persiflait avec une touche réaliste dans ces vers de la Henriade, où, traînant de mer en mer sa misère profonde, de remplir toutes les nations de sa superstition. Il est à cet égard intéressant de relever que l’entité sioniste, loin de se constituer en réalité indépendante et autonome, comme l’idée sioniste le faisait savoir avant la Première Guerre, elle se repose sur une influence extérieure à elle, et, comme il lui a été objecté, à la façon d’une contradiction logique, laisse ainsi floues ses limites politiques.

Le titre du périodique israélien, à consulter sur le net, est : Les 50 juifs les plus influents (Most influential Jews: Number 1 : Haim Saban), né en Egypte et grandi en Israël, âgé de 71 ans, qui  finance la campagne électorale d’Hillary Clinton. Et de commencer l’article : He is a « kingmaker« , il est faiseur de rois ! On nous annonce que Saban est le plus proche de la candidate démocrate, qu’elle assiste chaque hiver au Forum de Saban de Washington, fondé en 2002 sous le nom de Centre Saban pour la politique moyen-orientale, transformé en 2014 en Centre de politique moyen-orientale, à Brooklynn institution, et occupé de traiter de la question palestinienne. Il a contribué, avec sa femme Cheryl, pour plus de 10 millions, cette seule année, à sa campagne électorale.

Il s’agit d’une solution connue, et présentée comme un miroir aux alouettes, à deux États, qui réclame une diminution du rigorisme conservateur juif, et va même plus loin en demandant aux juifs américains d’accepter une diminution de leur influence visible aux États-Unis pour sauver un État qui ne saurait les contenir tous !

C’est une manière d’embrouiller l’esprit des gauchistes qui voteront contre Donald Trump assurément, et l’on mesure toutes les contorsions électorales auxquelles ce premier sur la liste d’influence doit se livrer pour faire avaler un produit fabriqué de ses propres mains.

Tout s’arrêterait là, si en ouvrant la page du Jérusalem Post l’on ne voyait numérotée en quatrième position des influents, une influente de taille, http://www.jpost.com/50-Influencers-2016 celle d’Ivanka Trump ? fille du personnage connu…


Qui peut croire après cela à une liberté de choix  électorale, Trump ou Clinton, c’est, pour reprendre l’expression heureuse de l’ancien secrétaire général du parti communiste français, candidat aux élections présidentielles, Jacques Duclos qu’imita Georges Marchais, blanc bonnet et bonnet blanc.


La suite de l’entretien est larmoyant, et si vous doutiez de la candidate Clinton, il faut savoir qu’elle aime Israël – she loves Israël – et ce transport de joie sera sensible à une nation entourée, précise-t-il, de 330 millions de gens qui lui sont hostiles. Il y a toutefois une grande satisfaction exprimée par ce natif d’Égypte, c’est que Obama  aura été le seul président à n’avoir jamais déposé de motion au Conseil de Sécurité des Nations Unies contre l’entité sioniste. Et cela mérite d’être lu dans le texte : « Ce dont on n’a pas conscience, c’est que pendant ces dernières vingt-quatre années, c’est-à-dire depuis Clinton, Bush et Obama  etc., le seul président sous lequel il n’y a jamais eu de résolution anti-israélienne, ce fut Obama (What people don’t realize is that over the last 24 years – meaning from president Clinton, Bush and Obama – the only president under whom there was never any anti-Israel resolution at the Security Council was under Obama).

Pour ce qui est de ce projet des deux États, le conseiller de Clinton, le Hofjude comme on disait jadis en Allemagne, le juif courtisan, personnage qu’abhorraient les sionistes idéologues, n’y croit guère… à cause de la démographie ! Que les naïfs électeurs de Clinton sachent que tout restera comme avant, et que les clefs de la prison palestinienne seront tenues par les Netanyahou !
Qui peut croire après cela à une liberté de choix  électorale, Trump ou Clinton, c’est, pour reprendre l’expression heureuse de l’ancien secrétaire général du parti communiste français, candidat aux élections présidentielles, Jacques Duclos qu’imita Georges Marchais, blanc bonnet et bonnet blanc.

Pierre Dortiguier