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Il est intéressant d’analyser l’article publié par StreetPress à propos d’informations clés sur le système mis en place par le gourou Soraël. Cet article pèche malheureusement par un certain manque de pédagogie ; c’est pourquoi il est essentiel de revenir sur certains points et de les approfondir afin que les gens puissent mieux comprendre la gravité de la situation. Avant toute chose, il est important de comprendre que le château de cartes de Soral est en train de s’écrouler, car il faut bien avouer que pour avoir pu obtenir autant d’informations aussi récentes et précises, c’est que les fuites sont importantes et la structure brinquebalante. Et dire que j’ai personnellement refusé de parler à ces deux journalistes qui m’ont approché et sollicité, alors que des membres importants d’Égalité & Réconciliation se sont prêtés gaîment à cet exercice peu glorieux, vu de l’intérieur. C’est quand même assez consternant sur le principe, mais c’est aussi réjouissant puisque cela traduit un marasme certain au sein de la secte et une certaine prise de conscience des adhérents qui comprennent de mieux en mieux ce qu’il se passe.

La vie d’un vaurien calmann lévyRevenons aux choses sérieuses et décortiquons ces informations. Il est essentiel de comprendre que seule la véracité de ces informations nous importe ; est-ce vrai ou est-ce faux ? Point. Le gourou junkie va immédiatement crier au complot sioniste pour la bonne raison que le livre a été édité chez le Juif Calmann-Lévy. C’est ce qu’il va s’empresser de dire dimanche 6 septembre à 19 heures dans son direct, sachant qu’il est difficile, voire impossible de trouver plus pleurnicheur que lui ! Vous pouvez être certains qu’il omettra sciemment de préciser que lui-même a confié la publication d’un livre à cette même maison d’édition (La vie d’un vaurien) et qu’à l’époque cela ne l’avait nullement dérangé. Il ne dira pas non plus que son Comprendre l’Empire est actuellement édité par les éditions Blanche, dirigées par Franck Spengler, bourgeois-bohème gauchiste dégénéré, plus connu dans le Landerneau éditorial germanopratin comme le « pape » de la littérature érotique. Avouez qu’il est beaucoup moins grave d’être chez Calmann-Lévy que chez Blanche !

Il est important de rappeler qu’il n’est pas question ici d’en vouloir à un quelconque entrepreneur qui gagnerait sa vie correctement. Nous sommes très loin de ce type de réflexion d’inspiration communiste, sans queue ni tête. Il est question néanmoins de rappeler et de prouver qu’Alain Soral gagne très bien sa vie ; pourtant, il ne cesse d’adresser à ses adeptes des demandes de dons, se comportant comme un petit RMIste miséreux ! Il faut aussi prendre en compte le fait qu’il vende absolument tout : monétisation des vidéos grâce à la publicité, vente de ses vidéos à raison de 2 € pièce, vente de livres, vente de mugs, de T-shirts, accès payant aux conférences malgré la gratuité de la salle, comme c’est le cas au théâtre de Main d’or… Tout est devenu prétexte pour se faire de l’argent sur le dos d’une pseudo répression policière étatique qui en réalité n’existe pas. Du coup, que doit-on penser lorsque l’on apprend que le 3 octobre dernier, monsieur Soral était à la Closerie des Lilas, point de rendez-vous par excellence de toute la jet-set germanopratine la plus détestable (BHL et ses amis…), aux tarifs excessivement élevés, voire prohibitifs ? C’est à se demander quel est l’imbécile capable de faire une chose pareille, une telle bêtise ! Assurément Soraël en est. Idem pour ses montres de luxe ou sa moto Godet de collection à 70 000 €. C’est vrai que l’on ne peut pas se revendiquer anti système lorsque l’on va claquer 300 € à la Closerie des Lilas. C’est le signe qu’on fait manifestement partie du système. C’est un mensonge et une manipulation, que de prétendre le contraire, car quand on est honnête on se doit de mettre en adéquation son discours et ses actes.

D’aucuns expliqueront que les procès coûtent cher et que les amendes sont très élevées. Nous ne pouvons que rappeler à ces naïfs et groupies décérébrés qu’il n’a qu’à se tenir à carreau et cesser d’insulter et diffamer les gens. Lorsque l’on traite la mère ou la femme des gens de prostituée comme il l’a très souvent fait (Guillon, Aliot, Chauprade, Binti, …) on ne peut que s’attendre à un procès perdu d’avance et indéfendable à la barre ! Traiter Aliot de « suceur de sionistes » ne peut que vous conduire à une condamnation mais le « Maître du Logos » (sic) ne s’est pas encore imprégné de l’esprit des lois françaises et n’a pas compris le fonctionnement de la justice… Mais il est vrai que le buzz et la victimisation pleurnicharde font vendre !

J’en parle abondamment dans mon ouvrage, Le mythomane – La face cachée d’Alain Soral, l’association Égalité & Réconciliation s’est transformée en entreprise capitaliste de la pire espèce. En bon marxiste qu’il est, le gourou toxico a fait en sorte que les entrées d’argent n’aillent pas dans les caisses de l’association alors que c’est le contraire qui était prévu au début lorsque Marc George était son bras droit. Après ce hold up, les gains finissent à 80 % dans ses poches. Ceci est absolument anormal et totalement inacceptable. Le junkie sénile se devrait d’être au service de l’association et non le contraire en s’enrichissant grâce à l’association. Si vous ne saisissez pas cette subtilité c’est que votre cas est désespéré.

Pour évaluer les revenus de Grosal il faut additionner ses droits d’auteur assez conséquents, son salaire fixe de 2500 €, les 12.000 € par an de foncier (car il est propriétaire d’un appartement sur Paris !), ses dividendes de 80 % de Culture pour Tous avec un très confortable chiffre d’affaires. Sans oublier pendant de longues années les enveloppes garnies d’espèces du frère la truelle Philippe Péninque (FN – Cahuzac) ainsi que d’autres soutiens qui l’ont aidé. J’en parle dans mon livre justement car, selon Marc George, il a détourné à son seul profit, de l’argent offert à E&R par un donateur généreux ! Bref, il est question de beaucoup d’argent. Sans oublier le fait qu’il habite dans un duplex à Saint-Germain-des-Près qu’il appelle ses « bureaux » et qu’il doit donc financer avec l’argent de Culture pour Tous ; ce qui lui permet d’économiser un loyer assez important. On a donc le schéma global d’un ancien parasite, devenu soudainement riche et qui a perdu la boule à la vue de tout cet argent facile.

On apprend aussi que la majorité des travailleurs de Culture pour tous sont en réalité des auto-entrepreneurs, statut précaire qui permet au patron gourou, d’éviter de payer des charges sociales, les congés payés, la visite médicale… L’auto entrepreneur ne doit pas avoir un seul client, autrement ce serait considéré comme de l’abus de bien social, du travail déguisé… C’est ce qui va arriver à moyen terme — le moment venu — à Alain Soral ; il criera alors au complot et à l’acharnement alors qu’il ne devra s’en prendre qu’à sa seule gestion catastrophique qui sera fatalement sanctionnée par des amendes colossales, ce qui ne saurait d’ailleurs tarder.

Ce qui choque également au plus haut point, ce sont les rapports exécrables entre la femme de Dieudonné Noémie Montagne et le mythomane. Il est consternant, vraiment choquant, de voir dans leur correspondance des expressions telles que : Pauvre type ! Fais pas le kéké !, Prends pas la grosse tête Soral ! Ce dernier répondra par des « Hystérique » ou mieux encore « Hâte-toi de me faire parvenir mon chèque de droits d’auteur 2013 sur la BD, ça c’est de l’argent que tu me dois ! ». Du coup une question se pose : comment Dieudonné peut-il accepter un tel irrespect envers la mère de ses enfants ?!! N’y aurait-il plus de dignité dans ce monde de détraqués ?

Soraël a toujours eu une fascination pour l’argent et une peur panique de la pauvreté. Est-ce une raison pour tromper et trahir tout le monde de la sorte ? Pour finir, on ne peut que constater que l’argent a bien eu raison du gourou toxico…


Relevés bancaires de son entreprise Culture pour tous, notes internes à son organisation Egalité & Réconciliation, échanges de mails avec ses subordonnés : Après 6 mois d’enquête, StreetPress publie des documents inédits sur les dessous du « système Soral ».

Le système Soral, enquête sur un facho business, c’est le titre du premier livre publié par StreetPress chez Calmann-Lévy, à retrouver le 2 septembre dans toutes les bonnes librairies. Depuis sa création en décembre 2009, votre site d’information préféré enquête régulièrement sur le fondateur d’Egalité & Réconciliation. Alain Soral est l’homme politique star d’une nouvelle génération biberonnée à Internet. Étudiants, jeunes chômeurs, petits blancs ou Français issus de l’immigration, ils sont des millions à regarder ses vidéos. Des conférences virtuelles qui exposent le petit logiciel d’analyse soralien construit autour de ses obsessions : les bobos, les féministes, « le lobby gay » ou, encore et toujours, les Juifs.

La popularité virale d’Alain Soral ne doit rien au hasard. Dans l’ombre, les cyber-activistes de son organisation Égalité & Réconciliation orchestrent la propagande. Une galaxie de médias « dissidents » relaie ses idées, quand ce n’est pas l’humoriste Dieudonné qui met sa notoriété à son service.

Le système Soral, enquête sur un facho business

StreetPress arrive en librairie avec son premier livre Le système Soral, enquête sur un facho business (ed. Calmann-Lévy, 17 euros, 188 p.) de Robin d’Angelo et Mathieu Molard. A commander ici (link is external), à partir du 2 septembre.

En marge de la sortie de notre livre en librairie, StreetPress met en ligne une série de documents internes qui mettent à nu les rouages du système Soral ; un cocktail où se mêlent web-activisme, business et droite radicale.

1. Culture pour tous, une petite entreprise qui marche bien

C’est la machine à cash du système Soral : Culture pour tous, l’entreprise aux business en tous genres, détenue par le conférencier d’extrême droite. Si en 2012 elle déclarait au registre du commerce un chiffre d’affaire annuel de 640.400 euros, pour un bénéfice net de 64.300 euros, la SARL n’avait plus rendu ses comptes publics depuis cette année-là.

Mais StreetPress a pu consulter un extrait de relevé bancaire pour l’année 2014. Il détaille ses recettes et ses dépenses sur un mois. Si ce document ne permet pas de donner le chiffre d’affaire précis de Culture pour tous sur les derniers exercices, il atteste de la bonne santé financière de l’entreprise. En octobre 2014, la PME a généré plus de 170.000 euros. Ce qui rapporté sur un an, équivaudrait à plus de 2.000.000 d’euros de chiffre d’affaires. De quoi se payer des déjeuners d’affaire à la Closerie de Lilas, une brasserie très huppée du 6e arrondissement parisien, comme le montrent les notes de frais de la SARL « antisystème ».


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2. Quelques salariés et une team d’auto-entrepreneurs

Culture pour tous constitue un débouché professionnel pour les petits soldats de « la dissidence ». Mais les places sont chères et seuls les plus proches lieutenants d’Alain Soral ont droit à leur part du gâteau. La PME emploie 5 salariés, parmi lesquels Julien Limes, son bras droit, rémunéré 2.500 euros net en tant que gérant de l’entreprise auxquels il faut ajouter ses dividendes au titre de son statut d’actionnaire minoritaire (20% des parts). L’équipe est composée d’une secrétaire à mi-temps payée 800 euros, d’un technicien vidéo et de deux personnes en charge de la logistique dont les salaires varient entre 1.500 euros et 2.000 euros net.

Alain Soral, lui, n’oublie pas de se verser des mensualités : 2.500 euros net. Mais il peut compter sur d’autres ressources. D’abord des revenus fonciers qui lui rapportent un peu plus de 12.000 euros par an, selon un document fiscal que nous avons consulté. Puis ses 80% de dividendes sur les bénéfices de Culture pour tous – 24.000 euros en 2012, un chiffre qui a dû augmenter proportionnellement aux résultats – et, bien sûr, ses droits d’auteurs, évalués à 300.000 euros depuis qu’il est édité chez Blanche en 1996.

Derrière, c’est un petit bataillon d’une dizaine de supporters qui multiplie les tâches diverses et variées. Employés au statut précaire d’auto-entrepreneur, Culture pour tous s’exonère de charges sociales pour ces prestataires. […]