Chroniques-Dortiguier


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L’enjeu de la bataille de Raqqa


L’attaque syrienne de Raqqa se heurte à une puissance des Daechistes que l’on camoufle sous l’évocation d’attaques suicides violentes, pour ne point étaler l’évidence que les renforts sont donnés par les forces qui ont créé et entretiendront, jusqu’à ce qu’elles la rejettent ou dispersent, l’armée au drapeau noir. Les rumeurs en Syrie même font état de la coopération russe, non pas avec l’armée syrienne, mais avec les tenants d’une partition ou balkanisation du pays, selon la solution anciennement du philosioniste John Kerry. Mais est-il seul à l’être ? Il apparaît bien que l’oligarchie « russe » aille dans le même sens du partage, pour former un État fantoche « kurde » qui serait une extension géopolitique – affichée aussi sur les murs de la Knesset – de l’entité sioniste. Il apparaît aux observateurs qu’une décision de cet ordre a été prise par cette conjonction de forces que désigne le NWO, le Nouvel Ordre Mondial, soit la volonté qui anime ceux qui reconnaissent, comme l’a fait récemment Poutine, la primauté de la puissance américaine. Mais est-ce vraiment l’Amérique profonde qui est aux commandes de sa politique ?

Reprenons ce masque « kurde » en donnant des indications ethniques : le mot, selon ce qu’explique la vidéo anglaise que nous conseillons de la dénommée sur la toile, Syrian Girl, à laquelle nous avons consacré un article, – laquelle est, en un mot, une fille patriote, qui s’exprime avec clarté et mène un courageux combat pour la Syrie indépendante – vient du persan, et désigne, dans le cercle de culture iranien, une population originairement nomade ; et c’est la raison de sa présence en plusieurs pays limitrophes. Les occupants français du Mandat, dans l’entre-deux-guerres, les ont naturalisés syriens, selon l’habitude coloniale d’être chez soi chez les autres et de s’y connaître mieux que les indigènes, ce dernier terme n’étant aucunement péjoratif, sauf chez les frères maçons administrant la Syrie comme l’Algérie et en firent l’équivalent, dans leur jargon, d’obscurantiste. Non, le soleil syrien ne saurait être voilé par le drapeau aux trois étoiles de la Syrie mandataire. Et le Kurdistan formé, au reste, de peuples ne parlant pas le même dialecte, sera un Mandat… sioniste. Son encadrement, par la famille Barzani et ses rivaux ou mieux sectaires et imitateurs jaloux, aboutit à la même politique de spoliation qu’en Palestine anglaise : les Assyriens chrétiens sont dépossédés, alors qu’ils possèdent le sol depuis plus longtemps que n’existèrent les Empires franco-britanniques. C’est la politique éternelle d’utiliser les nomades pour déraciner un peuple. L’enrôlement aussi des enfants, leur encadrement révolutionnaire, obéit à une logique qui a été bien visible sur le continent africain aussi. Est-ce à dire qu’une main invisible joue sa partition sur un piano invisible ? Soit, mais meurtrier.

Empêcher l’armée nationale syrienne de reprendre Raqqa revient à favoriser la division des peuples de Syrie, leur dépossession. La Syrian Girl donne ironiquement le nombre impressionnant de Kurdes en Allemagne, et demande si pour cette raison l’on va accorder une autonomie à cette émigration ? Les jeux sont faits, diront ceux qui ne voient que les complots du Diable, et ce serait du réalisme, si l’on ne savait que deux étendards s’affrontent, celui des forces nocturnes, avec en couverture de ses actions, ceux qui sont hypocritement chargés de coaliser des forces contre elles, et de l’autre l’armée du pays réel syrien, voulant l’union et la justice, termes inséparables, qui fait son devoir, jusqu’au martyre, directement donc ou indirectement jusqu’à la victoire, à la conservation de la propriété syrienne contre les dépouilleurs !